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Ukraine : Bruxelles et Tokyo unis face à Moscou


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Ukraine : Bruxelles et Tokyo unis face à Moscou

L’Union Européenne et le Japon ont présenté un front uni face à la Russie ce mercredi à Bruxelles. Réunis en sommet, Bruxelles et Tokyo ont brandi la menace de nouvelles sanctions contre Moscou si les Russes devaient jeter de l’huile sur le feu en Ukraine.

“Toute nouvelle tentative russe de déstabiliser la situation en Ukraine aura des conséquences considérables supplémentaires sur nos relations dans un large éventail de domaines économiques. Nous sommes prêts à prendre ces décisions si besoin,” a déclaré le Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Avec le premier ministre nippon, Shinzo Abe, il a aussi appelé Moscou à rouvrir des négociations à Genève avec Kiev et Washington.

Pour l’analyste Shada Islam, directrice politique du club de réflexion “Les Amis de l’Europe”, l’alliance entre Bruxelles et Tokyo sur ce dossier est primordiale. “Il est très important pour l’Europe d’avoir le Japon à ses côtés. Parce qu’en ce moment, le G7 doit rester uni et bien sûr, le Japon est le seul pays du G7 à avoir un problème territorial dans le Nord avec la Russie. Donc il est important de l’avoir pour allié,” a-t-elle expliqué dans nos studios de Bruxelles.

Les deux partenaires ont par ailleurs décidé d’accélérer les négociations lancées il y a un an sur un ambitieux accord de libre-échange. Les échanges commerciaux entre le Japon et l’Union ont décliné au cours de la dernière décennie. L‘économie asiatique n’est plus que le septième partenaire commercial de l’UE. Il était son quatrième en 2002.

Pour Tokyo, l’un des enjeux essentiels est la fin des droits de douane sur les voitures japonaises, ce qui inquiète les constructeurs européens. De son côté, Bruxelles veut plus qu’une baisse de tarifs douaniers nippons déjà très bas. L’UE exige du Japon qu’il adopte les normes internationales en matière d’environnement et de sécurité sanitaire ou encore qu’il supprime les avantages fiscaux à ses producteurs nationaux.

Selon la Commission européenne, un tel accord se traduirait par 420.000 créations d’emplois en Europe et doperait la croissance au Japon comme dans l’UE.

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