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Ukraine: le "langage de la force" dans les régions séparatistes


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Ukraine: le "langage de la force" dans les régions séparatistes

Sur le terrain, c’est toujours l’instabilité dans l’est et le sud. Pour preuve, ce qui s’est passé ce mercredi à Marioupol (au sud de la région de Donetsk). Dans un premier temps, des soldats ukrainiens ont repris le contrôle de l’hôtel de ville. Mais cela n’a pas duré. Des miliciens pro-Russes ont marché en direction du bâtiment. Les forces gouvernementales sont alors reparties. Aucun coup de feu n’aurait été tiré.

Pendant ce temps, Petro Porochenko était en visite en Allemagne. Ce milliardaire ukrainien, candidat à la présidentielle du 25 mai, a plaidé pour la méthode forte contre les groupes séparatistes. “A ceux qui ne comprennent ni l’ukrainien, ni le russe, ni l’allemand, ni l’anglais, il faut parler une langue qu’ils comprennent, a-t-il estimé. Ces gens utilisent des armes à feu, ils tuent des gens, ce sont des terroristes. Et il faut donc utiliser le seul langage qu’ils comprennent, et ce langage, c’est celui de la force.”

Les violences de ces derniers jours ont fait plusieurs dizaines de morts, essentiellement des combattants, mais aussi quelques civils. Deux d’entre eux étaient enterrés ce mercredi à Sloviansk. Ils ont trouvé la mort lors des combats lundi matin. Irina, enseignante de 30 ans, fait partie des victimes. Une de ses amies a raconté ce qui s’est passé : “elle était à son balcon pour voir arriver son mari en voiture, et elle a reçu une balle en pleine tête”.

Les troupes gouvernementales encerclent toujours Sloviansk. Les insurgés qui tiennent la ville ont libéré ce mercredi 3 officiers ukrainiens qu’ils avaient arrêtés avec les observateurs de l’OSCE. En échange, Kiev aurait relâché 3 insurgés pro-russes.

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