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Le silence et la musique sont d'or pour enseigner

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Le silence et la musique sont d'or pour enseigner

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Pour travailler, les uns préfèrent le silence, les autres se donnent du cœur à l’ouvrage en sifflotant. Qu’en est-il pour étudier ? Si l’absence de bruit est propice à la concentration, faire de la musique ou apprendre à jouer d’un instrument peut aussi avoir un effet positif sur les résultats scolaires. Dans cette édition, nous découvrons des initiatives en Grande-Bretagne, au Proche-Orient et à Hong Kong qui tendent à démontrer que l’environnement sonore compte en matière d’enseignement.

Écosse : les vertus du silence

Le bruit est devenu au fil du temps, la principale nuisance environnementale en Europe d’après l’Organisation mondiale de la Santé et selon certaines études, une exposition à des niveaux excessifs détériore notamment les performances cognitives des enfants. Des écoles de Grande-Bretagne ont choisi de résoudre le problème par le silence. Au collège Fettes d’Edimbourg, les élèves pratiquent sous la houlette de leur enseignante, des exercices de méditation axée sur la pleine conscience qui les aident à se concentrer et à s’apaiser. “Mes parents trouvent que c’est très bien”, estime l’une des jeunes participantes, “parce qu’ils savent que je suis quelqu’un de stressé et ils ont vu un grand changement chez moi depuis que je pratique ces exercices”.
Cette approche inspirée des enseignements bouddhistes n’est que l’une des techniques axées sur le silence qui ont été adoptées par des écoles britanniques. D’après certaines études, ces méthodes ont une influence bénéfique sur les résultats scolaires, les élèves ont davantage confiance en eux et adoptent un meilleur comportement.

Des enseignantes palestiniennes mènent la révolution du rythme

À Bethléem, l’ONG “Musiciens sans frontières” propose aux enseignants et aux travailleurs sociaux palestiniens, de se familiariser avec le chant, la danse et les jeux musicaux avec la voix et le corps. Des méthodes qu’ils pourront utiliser avec les enfants dont ils s’occupent. Parmi les participants, Afaf Titi, enseignante en primaire dans le camp de réfugiés palestiniens de Shuafat à Jérusalem-Est. Elle dit en retirer une expérience enrichissante pour la pratique de son métier : ces activités incitent les enfants à participer et à se montrer plus attentifs selon elle. De plus, elle estime avoir elle-même gagné en confiance et dit avoir changé de perception : “dans notre culture, on n’a pas le droit de parler fort”, explique-t-elle, “quand on est une petite fille, on ne peut pas bouger comme on veut ; mais quand on fait ce genre d’activités en classe avec les enfants”, poursuit-elle, “on peut faire les mouvements comme on veut, on oublie que c’est interdit de par notre éducation”.

Pour réussir à l‘école, joue de la batterie !

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Toronto, quand un enfant sollicite son cerveau en jouant plusieurs rythmes différents avec ses mains et ses pieds, il améliore sa capacité à se concentrer et même son quotient intellectuel. La pratique de la batterie par exemple permettrait-elle ainsi d’améliorer ses performances scolaires ?
À Hong Kong, nous avons rencontré un batteur qui en est convaincu. Chris Brien dispense des cours dans une école de musique sur place : il affirme qu’apprendre à jouer un rythme de la main droite et un autre de la main gauche développe les capacités du cerveau. Les compétences ainsi acquises permettraient de mieux réussir dans d’autres disciplines et de plus en plus de spécialistes de l‘éducation à travers le monde sont de cet avis.

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