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« Alien », orphelin de son créateur H. R. Giger


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« Alien », orphelin de son créateur H. R. Giger

L’artiste suisse Hans Ruedi Giger, mondialement reconnu pour avoir donné vie à la créature du film de Ridley Scott « Alien », est décédé ce lundi à l’âge de 74 ans. Son travail a été récompensé en 1980, par l’Oscar des meilleurs effets spéciaux, un prix qu’il a partagé avec l’ensemble de l’équipe du film, sorti en 1979.

C’est l’une de ses toiles « Necronom IV » peinte en 1976 qui est remarquée par les équipes du film « Alien ». Le scénariste Dan O’Bannon est particulièrement impressionnée par cette créature. Le réalisateur Ridley Scott, valide le choix et H.R Giger rejoint la production. Pour le film, s’inspirant de son travail passé, il livre un monstre encore plus « abouti » et effrayant, une incarnation du mal ultime. La matrice de l’alien, l’œuf, sera également conçu par l’artiste suisse, ainsi que les différents états de la créature : « facehugger » et « chestburster ». Il collabore aussi aux décors ; il signe par exemple l’énigmatique siège où trône un inquiétant squelette que les membres de l’équipage du Nostromo découvrent dans le vaisseau d’où ils repartiront avec le fameux huitième passager.

Les œuvres du peintre, dessinateur, sculpteur et désigner, ont fait l’objet de nombreuses expositions. Un musée, ouvert en 1998 à Gruyère en Suisse, lui est également consacré. Il a collaboré à d’autre films fantastiques comme « Poltergeist II » (1986) et « La Mutante » (1995).


HR Giger en 2012,
CC/Matthias Belz

H.R Giger est né le 5 février 1940 à Coire, dans le canton des Grisons en Suisse. Il se passionne dès son plus jeune âge pour le fantastique. Les œuvres d’artistes comme Salvador Dali, Jérôme Bosch ou encore H. P. Lovecraft ont fortement influencé son imaginaire. Parallèlement à ses études d’architecture et de dessins industriels, H.R Giger affirme sa vision artistique, où l’organique et la mécanique s’affrontent dans un univers des plus sombres. Son travail est également empreint d’une sexualité malsaine, parfois exacerbée. L’art « biomécanique » développé par Giger nous livre un monde où la technologie corrompt notre monde ainsi que l’Homme lui-même.

Sa mort a été annoncée par la SRF, télévision suisse-allemande, qui a indiqué que l’artiste serait décédé à Zurich, des suites d’une chute.

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