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Zone euro : confirmation d'une reprise économique fragile car disparate

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Zone euro : confirmation d'une reprise économique fragile car disparate

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L’Allemagne a laissé sur place la plupart de ses partenaires européens au premier trimestre 2014 avec une croissance de son économie robuste et meilleure qu’attendu, mais qui ne suffit pas à compenser la faiblesse des poids lourds France et Italie.
Publié jeudi également, le chiffre pour la zone euro dans son ensemble, porte la marque de ces rythmes de croissance disparates. Le Produit intérieur brut de la zone euro a progressé de 0,2% seulement en début d’année, c’est moins que prévu par les analystes mais similaire à la prévision d’Eurostat.
Le chiffre de la croissance espagnole au premier trimestre : +0,4%, est encourageant mais les données de la France : 0%, de l’Italie : -0,1% et du Portugal – -0,7% pour l’activité économique portugaise – viennent rappeler que la zone euro ne sort que très laborieusement la tête de l’eau.
L’exception notoire c’est l’Allemagne qui avec +0,8% a fait mieux qu’attendu en début d’année grâce à la demande intérieure : ménages, entreprises, Etat, note Eurostat; car le commerce extérieur – longtemps le pilier de la croissance économique allemande – a eu une contribution négative au premier trimestre.
En France, la consommation des ménages, traditionnellement plus robuste qu’en Allemagne, a marqué le pas et les investissements des entreprises ont reculé.
L’activité en Italie s’est à nouveau contracté au premier trimestre après une très légère croissance fin 2013.

Le tableau n’est pas très brillant d’autant qu‘à la faiblesse de la France le plus gros partenaire commercial de l’Allemagne, vient s’ajouter le ralentissement de la croissance chinoise et la crise en Ukraine qui sont potentiellement lourds de conséquences économiques, notamment pour l’Allemagne.