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Premier débat à cinq des candidats à la succession de M. Barroso

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Premier débat à cinq des candidats à la succession de M. Barroso

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L’austérité est au cœur de la campagne des européennes. Les cinq candidats des principaux partis européens à la présidence de la Commission ont débattu pour la première fois, tous ensemble, dans le grand hémicycle du parlement européen à Bruxelles.

Martin Schulz, le président sortant du Parlement – qui représente la tendance sociale-démocrate – a pris le système financier pour cible.

“Dans les pays avec un fort taux de chômage, les Petites et Moyennes Entreprises n’ont pas accès au crédit, alors que les banques obtiennent des fonds de la BCE à des taux de 0,25%. Encore une fois elles spéculent”, a déclaré Martin Schulz.

Le grec Alexis Tsipras, représentant la gauche radicale, s’est montré le plus offensif. Il a dit vouloir bannir la troïka et les politiques d’austérité.

“Si nous voulons vraiment sortir de cette crise, nous devons investir dans le développement et la cohésion sociale”, a-t-il estimé.

Le libéral belge Guy Verhofstadt a plaidé au contraire pour la poursuite de la “discipline budgétaire”. Quant à Jean-Claude Junker, candidat des chrétiens-démocrates, il a défendu le traité transatlantique.

“Si nous concluons un traité de libre-échange avec les États-Unis, chaque foyer européen gagnera 545 euros en plus. Je suis pour un salaire social minimum partout en Grèce, partout en Europe”, a dit l’ancien président de l’Eurogroupe.

L‘écologiste Ska Keller a, elle, demandé plus de transparence dans les institutions.

Le président de la Commission ne sera pas élu au suffrage universel mais choisi par les Etats-membres à l’issue des élections européennes du 25 mai prochain.