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Nucléaire iranien : l'impasse

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Nucléaire iranien : l'impasse

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Le quatrième round des négociations sur le nucléaire iranien entre Téhéran et le groupe 5+1 qui s’est achevé à Vienne en Autriche revêt toutes les allures d’une rencontre avortée. D’un côté, les iraniens repartent déçus et reprochent aux occidentaux d’avoir adopté un schéma de négociations qui a semblé à l’opposé de ce qui était annoncé sur le papier. De l’autre, les négociateurs occidentaux (États Unis, France, Royaume Uni, Russie, Chine et Allemagne) attendaient trop peut-être de cette rencontre, alors que les deux parties avaient annoncé qu’elles étaient sur le point de rédiger un accord avant même de monter sur le ring. Bref, de part et d’autre, l’on parait légèrement sonnés, comme si les attentes n’avaient pas été au rendez vous.
L’objectif de ce cycle de négociations était clair. “Nous devions aller dans les détails afin de commencer à élaborer l’accord global” avait expliqué en amont de la réunion le haut négociateur iranien, Abbas Araqchi. Mais rapidement, de nombreux différents ont fait obstacle. “Nous nous sommes rapidement retrouvés dans une impasse, sans pouvoir commencer à écrire le texte” a-t-il ajouté. En l’occurrence, la principale pierre d’achoppement semble avoir été la question du programme balistique et de défense de l’Iran. “Il n’est pas négociable, nous l’avons dit et nous le répétons encore” a lancé Abbas Araqchi.
De son côté, le porte parole de la délégation américaine a indiqué que la question des missiles balistiques constituait une partie intégrante des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’Iran et qu’elle ne pouvait donc pas être écartée des discussions.
Au final, après trois heures de négociations entre les délégations iranienne et américaine, les consultations se sont poursuivies au niveau des experts. Par la suite, les six ont tenu une réunion à part afin de coordonner leurs positions. Et tout le monde est reparti bredouille.

Mais il convient de rester optimiste. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a écrit sur son compte twitter qu’un “accord est possible mais les illusions doivent disparaître. L’occasion ne devrait pas encore être manquée comme en 2005”.
La prochaine réunion qui se tiendra dans un mois risque d‘être tendue. Les deux parties se disent pourtant déterminées à poursuivre les pourparlers avec en ligne de mire la date butoir du 20 juillet, date qui fut fixée au cours de l’automne dernier alors que l’on se disait optimiste. En cas de nouvel écueil, la durée des négociations pourraient être prorogée de six mois, comme le prévoit l’accord intérimaire de Genêve conclu en novembre 2013.