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Elections européennes : rétablir le lien entre citoyens et institutions

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Elections européennes : rétablir le lien entre citoyens et institutions

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Fort de son investiture électorale, le prochain président de la Commission européenne saura-t-il rétablir la confiance envers une institution jugée souvent responsable des maux de l’Europe?

La Commission ne décide pas de tout. Elle propose, et les Etats et le Parlement disposent. Or le président sortant est critiqué pour avoir renoncé à son pouvoir d’initiative, et laissé les dirigeants européens rabaisser le rôle de la commission.

Aujourd’hui, beaucoup de citoyens voient “Bruxelles” comme une entité supra-nationale aux attributions mal identifiées.

“Il n’y a pas suffisamment de transparence sur ce qui se passe à Bruxelles, pas vraiment de lien avec la vie des gens” estime ce britannique.

Répondre au “déficit démocratique” de l’Union européenne est l’un des enjeux de ces élections. Pour la première fois, les électeurs connaissent les candidats à la présidence de la Commission choisis par les principaux partis européens. Le candidat du parti qui recevra le plus de voix pourra devenir le président. Mais ce n’est pas automatique.

Le choix appartient au Conseil européen, composé des 28 chef d’Etat et de gouvernement de l’Union. Et ce choix devra ensuite être ratifié par les parlementaires européens.

Le Parlement dispose de larges pouvoirs, renforcés avec le traité de Lisbonne. Il en a fait donné la preuve plusieurs fois, comme en 2012, en rejetant l’accord international ACTA sur la contrefaçon, jugé dangereux pour les libertés individuelles.

Pour autant, il a souvent dû céder face au pouvoir exécutif du Conseil européen, notamment sur la politique économique et le budget de l’Union.

Et le pouvoir des Etats est souvent percu comme une faiblesse pour l’ensemble.

“Je suis pour l’Union européenne, mais elle doit être constructive, on a besoin d’une union fédérale, comme les états unis. Elle doit être plus concrète qu’actuellement” considère cet italien.

Les partis représentés au Parlement ont plaidé pour davantage de compétences, mais rien ne dit qu’ils seront entendus. Et la Commission conserve le monopole de l’initiative législative.