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Le musée du Quai Branly à Paris revient sur les techniques ancestrales du tatouage et son histoire.
L’exposition “Tatoueurs, Tatoués” est un véritable voyage dans le temps au cours duquel est décryptée ce phénomène qui a traversé les siècles et les sociétés.

“ Tatoueurs, Tatoués” permet de comprendre l’engouement contemporain pour le tatouage en revenant à ses origines et à ses significations. Cette exposition met en lumière la diversité des traditions de tatouage, leur dimension esthétique, sociale, mystique et religieuse.

“Les grandes fonctions du tatouage dans l’histoire, c’est le tatouage à visée médicinale ou prophylactique. Il y a aussi le tatouage à fonction magique, c’est-à-dire, destiné à capter les mauvais esprits. Il y a des tatouages destinés à être emporté dans l’au-delà pour notre destin après la mort. Il y a des tatouages destinés à marquer une initiation collective ou individuelle. Et il existe enfin des tatouages plus axés sur l’esthétique et l’ornementation personnelle”, explique Sebastien Galliot, anthropologue et conseiller scientifique pour l’exposition.

Si durant la première moitié du 20e siècle, le tatouage a évolué au sein de cercles marginaux, la publicité et la mode se sont, par la suite, emparées de ses codes, en faisant un véritable phénomène.

On ne compte plus le nombre de stars tatouées. Près de 20 % des jeunes français le seraient aussi, contre 25 % pour les ados américains.

“Il y a une réappropriation du corps de tout un chacun. On cherche à se différencier de cette société très moderne ou tout est mécanisé, etc. Dans laquelle on a tendance à tous être habillés pareils, etc. Justement, le “tatoo” permet d’aller plus loin dans l’individualisme et de faire ressortir des choses qu’on a à l’intérieur pour les mettre hors de soi”, dit le tatoueur français Loic Axabras.

Outre l’histoire du tatouage, l’exposition souligne aussi le geste de l’artiste. Pour les professionnels, l’industrie du tatouage partage un tronc commun avec d’autres formes d’art.

“Il est important pour tous les tatoueurs d‘être reconnu comme des artistes. La seule différence qui existe entre nous, la peinture, la BD, l’illustration ou le dessin, c’est qu’on le fait sur la peau. C’est un support vivant”, dit un autre tatoueur français, Tin-Tin.

L’exposition “Tatoueurs, Tatoués” est à découvrir au musée du quai Branly à Paris jusqu’au 18 octobre 2015.

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