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Une surprise à la tête de la Commission européenne n'est pas à exclure


Le bureau de Bruxelles

Une surprise à la tête de la Commission européenne n'est pas à exclure

Un outsider pourrait succèder à José Manuel Barroso. A trois jours des élections européennes, une surprise à la tête de la Commission n’est pas à exclure. Pour la première fois, les électeurs auront leur mot à dire. Mais pas sûr que les chefs d’Etat se rangeront au verdict des urnes.
“Je crois que les électeurs joueront un rôle important dans la décision, mais ils n’auront peut-être pas le dernier mot explique l’analyste Stefan Lehne de Carnegie Europe. Si vous regardez le Traité de Lisbonne, il dit très clairement que la proposition pour le prochain président de la Commission viendra du Conseil européen par un vote à la majorité qualifiée et en tenant compte des résultats des élections au Parlement européen. Donc ce que nous pourrions obtenir c’est un combat entre le Parlement et le Conseil européen et il faudra trouver une solution acceptable des deux côtés à travers des consultations.”

Pour les cinq candidats présentés par les grandes familles politiques européennes, le choix doit se faire entre eux. Le président de la Commission
qui doit recueillir la majorité au Parlement et une majorité qualifiée au Conseil.
“Il ou elle est un personnage politique important dit Stefan Lehne : la Commission exerce son droit d’initiative législative, ce qui constitue un exercice politique. Dans le même temps, la Commission à bien des égards est plus un arbitre qu’un chef d‘équipe.”

Il n’y a pas que le choix du président de la Commission ou du Parlement européen qui donnera lieu à de grandes manoeuvres. D’autres postes sont à pourvoir: la présidence du Conseil tenue par Herman van Rompuy, la fonction de Haut Représentant aux Affaires étrangères, aujourd’hui Catherine Ashton, et dans un futur proche une présidence permanente de l’Eurogroupe.
“Le président de la Commission est un personnage très puissant. Mais il est crucial qu’il ne soit pas seulement la créature du Parlement européen, il est également responsable devant le Conseil européen, ils doivent travailler en étroite collaboration. Parce que nous avons vu au cours des dix dernières années que c’est le Conseil, les chefs d’Etat et de gouvernements qui prennent les grandes décisions.”

C’est un casse-tête politique qui s’annonce après le 25 mai.
Constituer une majorité au Parlement européen risque d‘être compliqué, ce qui pourrait offrir aux dirigeants une marge de manoeuvre pour faire prévaloir leurs souhaits.

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