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Élections européennes : percée annoncée des eurosceptiques de tous bords


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Élections européennes : percée annoncée des eurosceptiques de tous bords

Les partis eurosceptiques ont le vent en poupe en vue des élections européennes. Nationalistes, populistes ou plus extrémistes encore, ils pourraient tripler leur nombre de sièges dans le prochain Parlement européen. Les néo-nazis d’Aube Dorée, en Grèce, pourraient ainsi y faire leur entrée.

“Pour la première fois depuis des décennies, se réjouit un membre d’Aube Dorée, le Parlement européen sera intéressant, parce que des partis nationalistes de toute l’Europe stopperont les actions incontrôlées de ces cols blancs, de ces banquiers”.

Aube Dorée est un parti xénophobe, violent, fondé sur une idéologie nazie. Mais c’est son discours anti-système qui attire une partie non-négligeable de l‘électorat Grec.

“L’Union européenne a fait beaucoup de progrès, mais pas assez pour être compris par la classe des bas revenus et les jeunes générations en Europe, explique Dimitri A. Sotiropoulos, professeur en sciences politiques. Et cela signifie que le sol est fertile pour l‘épanouissement de raisonnements politiques populistes et simplistes.”

Cela se vérifie ailleurs en Europe, avec des partis moins radicaux. En Italie, le Mouvement Cinq Étoiles (M5S) aussi doit son succès à un ras-le-bol monumental des partis traditionnels. On leur reproche pêle-mêle incompétence, mauvais choix, corruption, cupidité.

“C’est le seul espoir de l’Italie, dit une militante, parce que ce sont tous des voleurs. Et j’espère que Grillo fera quelque chose.”

Avec son parti, Beppe Grillo avait surpris toute l’Italie lors des législatives de 2012 en raflant 25 % des suffrages. Deux années plus tard, son Mouvement Cinq Étoiles est plus populaire que jamais. Aux européennes de dimanche, Beppe Grillo prédit même une “marche triomphale”. Dans son programme, on retrouve une fois encore des idées à contre-courant des partis traditionnels : il plaide pour un référendum sur l’euro et sur la fin du pacte de stabilité.

“Nous voulons créer une Europe pour les citoyens, explique Beppe Grillo. Et améliorer la connaissance de l’Europe pour les 500 millions d’Européens qui ne connaissent rien de l’Europe. Voilà l’alibi des politiciens.”

Extrémistes ou populistes, les eurosceptiques vont radicalement changer le visage du Parlement européen si leur percée se confirme.

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