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Cinq candidats, cinq idées de l'Europe

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Cinq candidats, cinq idées de l'Europe

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Cinq candidats, cinq idées de l’Europe qui se confrontent. Pour la première fois, les groupes politiques européens ont choisi leur candidat à la présidence de la Commission de Bruxelles. Un choix de transparence qui est censé attirer les électeurs aux urnes.

L’ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt représente les libéraux et démocrates.Il défend l’idée d’une Europe fédérale et plus intégrée: “si nous voulons résoudre les problèmes comme le changement climatique, le chômage, les mauvais produits financiers venus de l’autre côté de l’océan, nous avons besoin d’une coopération européenne, nous avons besoin d’une Union européenne plus forte, capable de défendre son modèle face à la Chine, à l’Inde, aux Etats-Unis “.

La seule femme est l’eurodéputée allemande d’origine danoise Ska Keller. Avec le français José Bové, elle représente les Verts. Des deux, c’est elle qui a été choisie pour participer aux débats entre les candidats. Et malgré son jeune âge, elle défend efficacement les principes de son parti : “ce qu’il nous faut, c’est vraiment investir dans l’avenir, investir dans ce dont la société a besoin, comme la transformation de notre économie, la rendre plus propre, pour arrêter le changement climatique”.

L’ancien premier ministre luxembourgois Jean-Claude Juncker, qui représente les partis de centre-droit, défend son bilan en tant que chef de l’Eurogroupe pendant la crise de la zone euro : “en tant que chef de l’Eurogroupe j’ai amendé le Pacte de stabilité et de croissance pour qu’il ne suive pas à la lettre la ligne dure des politiques d’austérité, mais qu’il prenne aussi en considération leurs effets économiques négatifs. Je connais l’Europe. Ceux qui veulent façonner l’avenir doivent avoir de l’expérience. Je l’ai “.

Le chef de file social-démocrate, l’allemand Martin Schulz, 58 ans, est aussi président du Parlement européen. Souvent critique envers le leadership de l’Union, il soutient une Europe plus proche de ses 500 millions de citoyens : “ce que je souhaite, c’est que l’Union européenne s’assure que notre législation garantit de bons standards de vie, aussi pour les gens simples. C’est pourquoi nous avons besoin de règles communes. Nous n’avons pas besoin d’un excès de réglementation”.

Enfin, Alexis Tsipras, soutenu par la gauche européenne, représente la révolte de son pays, la Grèce, contre les plans d’austérités imposés par la troika. A Bruxelles, il se bat contre le pouvoir des banques et pour une Union plus solidaire : “nous votons pour abattre le mur de l’argent, nous votons pour surmonter les divisions Nord-Sud : des divisions qui détruisent l’idéal européen et l’Europe elle-même”.