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Ukraine : 21 prétendants à la présidence, Porochenko grand favori


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Ukraine : 21 prétendants à la présidence, Porochenko grand favori

Trois mois après les émeutes de Maidan, et la chute de l’ancien dirigeant Viktor ianoukovitch, 36 millions d‘électeurs votent ce dimanche en Ukraine pour élire leur président. Une élection qui est aussi un test de survie pour ce pays confronté aux risques de partition, aux pressions russes à sa frontière et à une quasi-faillite…

21 candidats sont en lice. Le vainqueur, élu pour cinq ans, deviendra le 5e président de l’ex-république soviétique depuis son indépendance en 1991.

Mais le grand favori selon les sondages, c’est le milliardaire Petro Porochenko. Avec plus de 30 pourcent d’intentions de vote, il s’est rendu populaire en mettant son immense fortune au service des contestaires de Maïdan, et en consacrant sa chaine d’information Channel 5 à la couverture des manifestations.

Député depuis 1998, il a été deux fois ministre, brièvement et dont une dans le camp adverse. Carrière politique discrète, mais un discours nouveau et qui rassure. A tel point qu’en mars dernier, le boxeur Vitali Klitchko, la figure médiatique de Maïdan se désiste de la course à la présidentielle en sa faveur.

Avant, il était surtout connu pour son empire, la confiserie. Diplômé d‘économie, le “Roi du chocolat” comme on le surnomme, détient le groupe Roshen, le plus grand producteur du pays, le 15 ème mondial.

En seconde position, mais loin derrière, 10% d’intentions de vote, Ioulia Timochenko, l’ancienne Premier ministre et égérie de la révolution orange. La femme à la tresse blonde, à la pratique du pouvoir, est apparue une oligarque controversée. Ses deux mandats à la tête du gouvernement sont synonymes pour beaucoup de paralysie politique, de “gabegie” et de corruption.

Les contrats gaziers signés entre l’Ukraine et la Russie en 2009 rattrapent celle qui a fait sa fortune dans le gaz pendant la Pérestroika. En 2011, elle est placée en détention et condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir. Une condamnation dénoncée comme une manoeuvre politique par les occidentaux.

En février dernier, libérée à la chute de Ianoukovitch, elle a reçu un accueil mitigé place Maidan, et n’est pas parvenue à mobiliser autour de sa candidature à la hauteur de sa popularité passée.

Loin derrière aussi, le Parti des régions paie le prix de ses divisions.

Proche de Viktor Ianoukovitch, le banquier et ex-ministre Serhiy Tigipko, bien implanté dans l’Est russophone, a été exclu du parti et se bat en indépendant.Très critique vis-à-vis des autorités intérimaires à Kiev, à qui il reproche leur gestion de la rébellion pro-russe, il est crédité de 8,8 % des intentions de vote.

Il devancerait Mikhaïlo Dobkine, candidat officiel du Parti des régions. Ex- gouverneur de la région de Kharkiv, dans l’Est, cet anti-occidental virulent figure parmi la trentaine d’Ukrainiens dont les avoirs ont été gelés par la Suisse en raison de son rôle dans la crise ukrainienne. Il ne dépasserait pas la barre des 5 %.

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