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Le bipartisme espagnol ébranlé

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Le bipartisme espagnol ébranlé

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Alfredo Pérez Rubalcaba a annoncé lundi son départ de la tête du Parti socialiste espagnol (PSOE), après la débâcle subie par sa formation aux élections européennes. L’opposition socialiste n’a gagné que 14 sièges de députés, soit neuf de moins que dans l’assemblée sortante.

‘‘La responsabilité de cette défaite revient à la direction du parti et au secrétaire général’‘, a expliqué le chef du PSOE, qui quittera officiellement ses fonctions en juillet lors d’un congrès extraordinaire.

Les deux partis traditionnels de gauche et de droite ont perdu du terrain, au profit de petites formations comme ‘‘Podemos’‘, issue du mouvement de protestation des ‘‘Indignés’‘.

“ Notre défi, maintenant, est de construire avec d’autres partis une alternative politique de gouvernement dans notre pays’‘, lançait dimanche soir devant ses partisans le chef de Podemos, Pablo Iglesias. Dès demain, nous travaillerons avec des camarades du sud de l’Europe pour dire, au sein du Parlement européen, que nous voulons être ni une colonie de l’Allemagne, ni une colonie de la troïka.”

‘‘Oui, nous pouvons’‘, scandaient les militants. Créée il y a seulement deux mois, la petite formation de gauche a gagné cinq sièges de députés au Parlement européen, ce qui en fait la quatrième force politique d’Espagne.