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PPE en tête et eurosceptiques en force : ce qu'il faut retenir des européennes

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PPE en tête et eurosceptiques en force : ce qu'il faut retenir des européennes

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Premier constat : les formations eurosceptiques et europhobes font une percée, du Danemark, à la France en passant par le Royaume-Uni ou l’Autriche.

La participation se stabilise

Autre enseignement : le taux de participation qui se stabilise au niveau de celui de 2009.

A peine plus de 43% des 400 millions d‘électeurs européens se sont rendus aux urnes. La Slovaquie est toutefois la lanterne rouge avec seulement 13% d‘électeurs ayant voté.

La baisse record annoncée n’a donc pas eu lieu, un motif de satisfaction pour le président du Parti Populaire Européen.

“Nous avons enrayé l’abstention”, a ainsi estimé Joseph Daul. “C‘était vraiment l’un de nos soucis principaux en terme de démocratie. Bien sûr, ce n’est pas parfait, bien sûr nous ne sommes pas satisfaits mais au moins c’est la première fois que nous avons enrayé l’abstention”.

“Séisme” politique en France

Le Front National enregistre un score record avec plus de 25% des suffrages, contre un peu plus de 6% des voix il y a cinq ans.

La formation de Marine Le Pen devance l’UMP et le Parti Socialiste et enverra 23 à 25 députés au parlement européen.

“Notre peuple exige une seule politique, la politique des Français pour les Français, avec les Français. Ils ne veulent plus être dirigés du dehors, se soumettre à des lois qu’ils n’ont pas votées, ni obéir à des commissaires qui ne se sont pas soumis à la légitimité du suffrage universel”, a déclaré la présidente du Front National.

Ukip en tête en Grande-Bretagne

Victoire historique également au Royaume-Uni pour Nigel Farage, en tête avec 27,5% des voix. Le leader de Ukip, le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni estime ainsi “qu’ un bon nombre d’eurosceptiques vont être élus au parlement européen. Est-ce que cela va permettre de faire la différence au niveau de la politique menée par l’Union européenne ? Cela reste à voir. Mais cela va faire une vraie différence au niveau national. Jusqu‘à présent l’intégration européenne, qu’on l’aime ou pas, a toujours semblé inévitable. Et bien, ce caractère inévitable a disparu avec les résultats de ce dimanche”, a-t-il déclaré.

La gauche radicale s’impose en Grèce

Le parti Syriza d’Alexis Tsipras s’impose en Grèce. La gauche radicale devance la Nouvelle Démocratie du Premier ministre Antonis Samaras.

Auteur d’une percée, le parti néo-nazi Aube dorée enverra lui aussi des députés à Strasbourg.

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