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Jean-Claude Juncker sur la route de la présidence ?

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Jean-Claude Juncker sur la route de la présidence ?

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Il est parti pour être le prochain président de la Commission européenne. Le luxembourgois Jean-Claude Juncker a à priori le vent de son coté car, en tant que chef de liste du Parti populaire européen, il a gagné le vote : 213 sièges sur 751 au Parlement européen.

Juncker, qui a revendiqué le poste le soir même du 25 mai : “puisque nous avons gagné ces élections, je me sens parfaitement en droit de devenir le prochain président de la Commission européenne”.

Face aux réserves émises par Londres et Budapest notamment, Jean-Claude Juncker a rappellé le résultat des urnes : “je ne suis pas à genoux, j’ai gagné les élections… La position de Mme Merkel est limpide, vous ne le croyez pas, mais c’est ainsi.”

Le chef de file du PPE avait réservé une place privilégiée à l’Allemagne dans sa campagne électorale, et lors de sa visite à l’ancien chancelier Helmut Kohl, il avait loué son engagement pour l’Europe.

Pour rassurer les électeurs de la CDU et ses dirigeants, Juncker avait aussi répété qu’il n’y aurait pas d’eurobonds s’il devient président de la Commission européenne.

Mais c’est en misant sur Angela Merkel et son image, que la CDU a fait campagne pour s’assurer d’arriver en tête. Et puis, la chancelière allemande a semé un doute sur son engagement vis-à-vis de Jean-Claude Juncker hier : “bien sûr, nous sommes avec le candidat Jean-Claude Juncker dans le débat, et nous avons toujours répété aussi ce point : lequel des deux groupes parlementaires serait le plus fort. Mais ce que nous savons aussi, c’est qu’aucun des deux groupes peut déterminer seul un président de Commission. Nous avons donc besoin d’intenses discussions”.

Juncker s’attendait à la soumission du candidat socialiste du PSE, mais Martin Schulz a mis en avant que son groupe n’a que 23 sièges de moins que le PPE.

“Une chose est claire : le PPE perd soixante sièges au Parlement a-t-il assuré, et une autre chose est claire aussi : sans un accord avec un groupe social-démocrate au Parlement, aucune majorité n’est possible”.

Or, faute d’entente entre les deux hommes, les Etats seront tentés de maintenir leurs prérogatives et d’imposer leur choix au Parlement européen.