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L'extrême droite française en quête d'un groupe au Parlement européen


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L'extrême droite française en quête d'un groupe au Parlement européen

“Regardez nos sourires”… Marine Le Pen, s’adressant aux journalistes dubitatifs quant à ses chances de former un groupe parlementaire d’extrême-droite, affiche la confiance.
La patronne du FN s’est présentée au Parlement européen accompagnée de ses cinq alliés, du Parti pour la liberté néerlandais, du Parti de la liberté autrichien, de la Ligue du nord italienne et du Vlaams Belang belge. Pour autant, le compte n’y est pas encore.

“ Si nous exprimons notre certitude d’avoir un groupe, c’est que vous voyez bien que nous avons cinq nationalités sur les sept nécessaires. C’est donc bien sûr une base extrêmement solide de 38 députés. Nous sortons d’une réunion où nous constatons que les combinaisons possibles sont considérables”, a déclaré la dirigeante du Front national.

Mais David O’Leary du site internet “Europe Decides” n’est pas aussi optimiste : “La défaite du Parti national slovaque (SNS), considéré comme un allié, a été un choc et on voit aussi que les Démocrates suédois hésitent à les rejoindre, donc elle pourrait en fait batailler pour former ce groupe”, explique-t-il.

Un comité d’accueil attendait la patronne du Front national à Bruxelles. Ils étaient environ 2000 à manifester contre la poussée de l’extrême-droite en Europe et les politiques d’austérité.

Guère toutefois de quoi impressionner Marine Le Pen qui promet d’incarner l’europhobie et de bloquer toute nouvelle avancée de l’Union européenne.

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