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Premier cas mortel de coronavirus MERS en Iran

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Premier cas mortel de coronavirus MERS en Iran

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On le savait, le coronavirus MERS ignore les frontières. Les autorités sanitaires iraniennes viennent d’annoncer le décès d’une femme de 53 ans, infectée après avoir partagé une chambre d’hôpital avec un Iranien de retour d’un pèlerinage en Arabie saoudite, principal foyer de la maladie. C’est donc la totalité du golfe Persique qui est désormais touché. Six autres cas ont été répertoriés dans la République Islamique, tous concentrés dans la province du Kerman, dans le sud de l’Iran. La sœur de la victime, elle aussi infectée, semble hors de danger puisqu’elle a été autorisée à quitter l’hôpital.

Depuis ce qui semble être une résurgence importante des infections, Téhéran n’interdit pas à ses ressortissants de se rendre en Arabie saoudite. Le Royaume apparaît pourtant comme l‘épicentre de la zone infectieuse. Le coronavirus MERS a déjà fait cent quatre-vingt-sept morts en Arabie saoudite depuis son apparition en 2012. Et depuis le mois de février dernier, les cas de personnes infectées se multiplient. Un enfant est décédé il y a deux jours à Ryad, au lendemain de la mort de six personnes.

Près de neuf cent mille Iraniens se rendent chaque année en pèlerinage dans le royaume. Leur nombre va augmenter dès la fin du mois de juin pour la période du Ramadan. Mais les autorités sanitaires iraniennes se veulent rassurantes et promettent que tous les pèlerins feront l’objet d’examens médicaux à leur retour d’Arabie saoudite et les cas suspects feront l’objet de mesures d’isolement et d’observation.

Les infections par le MERS se sont concentrées en Arabie Saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Yémen, au Liban, en Egypte, en Tunisie. Mais d’autres cas ont été relevés aux Etats-Unis, en Allemagne, France, Grande Bretagne,et aux Pays-Bas, pour la plupart chez des personnes ayant voyagé ou travaillé en Arabie saoudite.

Un étude publiée en février aux Etats-Unis avançaient que le Coronavirus pourrait passer directement des animaux aux humains, l‘étude pointait du doigt notamment les dromadaires. Les chercheurs de l’Université de Columbia avaient établi une présence du virus “extraordinairement commune” chez les dromadaires depuis au moins une vingtaine d’années. “Dans certaines parties de l’Arabie saoudite, les deux tiers de ces animaux ont leurs voies respiratoires touchées”, il est donc “probable que les dromadaires soient la principale source d’infection des humains” affirmait le rapport.

Le coronavirus MERS (Middle East Respiratory Syndrome) est considéré comme un cousin plus mortel, mais moins contagieux, du SRAS qui avait fait près de 800 morts en 2003. Comme lui, il provoque une infection des poumons, et les personnes touchées souffrent de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires.

Pour l’heure, il n’existe aucun vaccin pour l’homme. Seuls des traitements sont à l‘étude, tout comme sont testés en laboratoire des vaccins pour les animaux.