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Le D-Day : ce que vous ne pouvez pas ignorer


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Le D-Day : ce que vous ne pouvez pas ignorer

Il y a 70 ans, le 6 juin 1944, des milliers d’hommes et de femmes se préparaient à prendre part à une opération marquant alors le début de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les débarquements du jour J avaient été planifiés plus d’un an à l’avance et ont impliqué plus de 130 000 soldats alliés. Parmi eux, 10 000 soldats Américains, britanniques et Canadiens sont morts, ont été blessés ou faits prisonniers le premier jour. Aujourd’hui, le D-Day reste une opération militaire unique dans l’histoire de la guerre moderne.

Dans le cadre de notre couverture spéciale du 70e anniversaire du débarquement, découvrez quelques-uns des faits les plus marquants du Jour J ainsi que des photos incroyables.

L’opération “Tigre”, répétition générale mortelle




Dans la nuit du 27 au 28 avril 1944, une répétition grandeur nature du débarquement est effectué sur les plages de la côte sud de l’Angleterre, à Slapton Sands dans le Devonshire. 30 000 soldats et près de 300 bâtiments de guerre sont mobilisés pour l’occasion. Malheureusement, cette répétition générale conduite par les Anglais et les Américains, menée dans des conditions « réelles » et dans le plus grand secret fut émaillée de nombreuses erreurs, défaillances et accidents. Les manœuvres alliées ont créé de nombreuses communications radios qui ont attiré neuf vedettes lance torpilles allemandes situées à Boulogne-sur-Mer. Bien que repérées par les Britanniques, les vedettes ne furent pas signalées aux Américains. L’attaque causa la mort de près de 800 soldats.

Le plus strict secret militaire fut longtemps entretenu sur cet événement. De nombreuses familles ne surent jamais comment leurs proches étaient morts.

Insensible au charme féminin ?

Dans son livre intitulé D-Day, Jonathan Mayo raconte l’histoire du lieutenant-colonel Terence Otway surtout connu pour son rôle dans l’assaut de la batterie allemande de Merville dans la nuit du 6 juin 1944. Par mesure de sécurité et pour s’assurer que ses hommes ne vendraient pas la mèche, il décida de les tester. Terence Otway envoya, dans les pubs locaux, trente des plus belles femmes membre des forces auxiliaires britanniques et vêtues en civil. Ces dernières firent tout pour séduire les soldats et obtenir des informations sur le Jour J, mais aucun d’entre eux ne tomba dans le piège.

Les craintes de Churchill




Bien que réputé pour son aisance à manier le discours, la nuit précédente le Jour J, Winston Churchill se sentait moins confiant. La veille du débarquement, il aurait confié ses craintes à sa femme en lui disant : “savez-vous qu’en vous réveillant demain matin, 20 000 hommes auront peut-être été tués?”

Noms de code …

Durant les préparatifs du débarquement des noms de code top secret ont été utilisés pour cacher les plans des Alliés à l’ennemi. L’opération “Neptune” était le nom de code donné au débarquement des troupes alliées en Normandie. L’opération “Overlord” désignait la phase d’assaut militaire. Les plages correspondant aux noms de code “Utah” et “Omaha” étaient la cible des Américains, celles de “Juno” étaient celles des Canadiens et les plages du découpage “Sword” et “Gold” de l’armée anglaise.

Mais en mai 1944, les services de sécurité britanniques s’inquiétent en constatant que les mots croisés du quotidien “The Daily Telegraph” donnent comme solution à des définitions, les mots, considérés comme top-secrets, de “Omaha”, “Overlord”, “Neptune” ou “Sword”. Le MI5 tire alors la sonnette d’alarme, craignant que quelqu’un essaye de transmettre des informations à l’ennemi. Les investigations ne donneront rien.

Leurrer l’ennemi allemand





“Fortitude” était le nom de code donné à l’opération de déception (ou d’intoxication) montée par les Alliés pour tromper les Allemands sur la date et surtout le lieu du débarquement. Plans truqués, faux messages radio codés, camps militaires fictifs, tout était pensé pour orienter opérer une diversion.

Aux premières heures du 6 juin 1944, en pleine pénombre, des mannequins “Ruppert” sont même largués sur Saint-Lô, Yvetot, Caen et à l’est de l’Orne. Il s’agit de poupées parachutistes utilisées en nombre pendant la Seconde Guerre mondiale pour faire croire à l’ennemi au moment du largage et de la descente qu’il assiste à l’arrivée de vrais parachutistes.

Le D dans D-Day

Au fil des années, nombreux sont ceux qui se sont interrogés sur la signification du “D” de D-Day, allant jusqu‘à penser à “D” comme “Disembarking” , soit “Débarquement” en anglais.

Le “D” marque en réalité le jour exact ou une opération doit avoir lieu. D’autres opérations ont donc elles aussi eues un “D-Day” avant et après la Seconde Guerre mondiale.

La lettre d’excuses anticipées d’Eisenhower





Le Général Dwight Eisenhower avait préparé, le 5 juin 1944, une lettre revendiquant sa responsabilité personnelle en cas d‘échec du débarquement.

“Les débarquements dans la zone de Cherbourg – Le Havre n’ont pas réussi à conquérir une tête de pont suffisante et j’ai dû replier les troupes. Ma décision d’attaquer à ce point et à ce moment se fondait sur les meilleurs renseignements disponibles. L’armée, l’aviation et la marine ont fait tout ce que la bravoure et le sens du devoir permettaient de faire. Si quelque faute a été commise, j’en porte seul la responsabilité.” Signé : Dwight Eisenhower, commandant en chef des forces alliées.

Mauvais temps



Le débarquement était initialement prévu le 5 juin, mais le mauvais temps persistant a forcé le général Eisenhower à retarder l’opération de 24 heures.
Si la bataille s’est jouée sur le terrain, elle a également donné lieu à un affrontement entre les météorologues des deux camps. Et dans cette course à l’information, les Alliés ont eu une longueur d’avance sur les Allemands.

L‘énigmatique “Enigma”



La machine allemande “Enigma” cryptait les messages radio. Il s’agissait d’une machine à plus de
200 000 000 000 000 combinaisons de lettres. Mais à l’approche de D-Day, à l’insu de la Wehrmacht allemande, les Alliés ont réussi à déchiffrer son code à l’aide de cryptographes polonais. Cette découverte s’est avérée décisive pour les Alliés qui ont pu ainsi avoir connaissance de données importantes et jusque-là top-secrètes.

“Andrew Higgins, l’homme qui a gagné la guerre pour nous”





Le Général Dwight Eisenhower disait de lui : “Andrew Higgins est l’homme qui a gagné la guerre pour nous. Si Higgins n’avait pas conçu et construit ces LCVP, nous n’aurions jamais débarqué sur une plage ouverte. L’ensemble de la stratégie de la guerre aurait été différent”.

Mais qui est Andrew Higgins ? Le concepteur du Landing Craft, Vehicle, Personnel (LCVP) ou Higgins Boat (ndlr – appelé aussi péniche), un engin de débarquement américain massivement utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale.

Toute la journée, suivez en direct sur euronews les commémorations entourant les 70 ans du débarquement allié.

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