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Présidentielle en Syrie : "l'élection du sang", "l'imposture"


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Présidentielle en Syrie : "l'élection du sang", "l'imposture"

Pas besoin d’isoloirs dans ce bureau de vote de Damas… Ces électeurs syriens ne se cachent pas pour voter Bachar al-Assad sous l’oeil des caméras. Il y a de longues files d’attente à l’extérieur, l’affluence à l’intérieur, des mesures de sécurité draconiennes et au loin, le bruit des explosions et des tirs d’obus…

Voilà à quoi ressemble l‘élection présidentielle sur les 40 % du territoire sous contrôle du régime. Le président sortant a voté avec sa femme dans le centre de la capitale, il va l’emporter, le scrutin est gagné d’avance.

“J’ai voté parce que la sécurité est assurée ici, la Syrie est la mère du monde entier. Et si Dieu le veut, elle redeviendra forte et fera face à tous ceux qui nous défient.” (habitante de Damas)

“Ces élections sont une réussite, tout comme la réalisation de l’armée syrienne. Les élections sont complémentaires à l’action de l’armée. Puisse la Syrie rester en bon terme avec ses dirigeants.” (habitant de Damas)

Certes, deux autres candidats sont en lice, mais ils servent de faire-valoir à Bachar al-Assad : Hassan al-Nouri est un ancien ministre. Le troisième est un communiste méconnu par la population.

Et pendant qu’on vote à Damas ou à Homs, les combats et bombardements continuent près de la capitale, à Alep, à Idleb. En trois ans, cette guerre a fait plus de 162 000 morts, le pays est en ruine et 9 millions de personnes ont été déracinées.
Les insurgés et leurs alliés occidentaux ne peuvent qu’assister, impuissants, à ce qu’ils qualifient de “farce”, “d’imposture” ou “d‘élection du sang”.

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