DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Souvenirs de Pegasus Bridge

Vous lisez:

Souvenirs de Pegasus Bridge

Taille du texte Aa Aa

Pegasus Bridge, un haut-lieu du débarquement allié en Normandie. Traversant le canal de Caen à la mer, il est un objectif stratégique pour empêcher les blindés allemands de gagner les plages normandes lors du débarquement massif prévu le 6 juin 1944. C’est la 6 ème division aéroportée britannique qui, la nuit du 5 juin, réussit à faire atterrir trois planeurs Horsa, avec 30 soldats chacun, à quelques mètres du pont, et par effet de surprise, prend l’objectif aux Allemands.

Juste en face, le café Gondrée, tenu par Thérèse et George Gondrée, sera la première maison libérée. L’une de leur fille, Arlette, avait 4 ans à l‘époque. Elle tient le lieu en mémoire des vétérans.

“La raison pour laquelle la maison a été libérée la première, c’est que l’armée britannique, en préparant la mission, a su que mes parents possédaient deux langues capitales pour les services secrets : ma mère parlait l’alsacien, elle avait appris l’alsacien à l‘école avant de faire sa formation d’infirmière, et elle a épousé mon père qui lui parlait bien l’anglais. Les Allemands n’ont jamais su que mes parents parlaient ces deux langues essentielles pour les Britanniques”.

“Nous avons entendu un fracas énorme, se souvient-elle. Et ensuite du bruit autour de la maison, mais pas comme d’habitude, pas des voix criardes et des bruits de sabots. Peu de temps après, le volet de la salle à manger a été forcé, et on a entendu des pas au-dessus de nos têtes. On a tout de suite pensé que les Allemands venaient nous chercher. Mais quand ils sont arrivés dans la cave, on a vu qu’ils étaient des soldats britanniques”.

Cette nuit du 5 juin 44 restera à jamais gravée dans la mémoire d’Arlette et de sa soeur Georgette : “lorsque vous avez souffert, que vous avez espéré, et que l’espoir devient réalité… Et c’est leur vie qui est en jeu. Ils étaient jeunes, certains d’entre eux sont morts, certains d’entre eux ont été blessés, puis sont allés mieux, et sont repartis se battre. J’ai été témoin de tout cela avec Georgette, on ne peut pas l’oublier. On a formé une vraie même famille avec eux, du plus petit au plus important, ils ont été nos libérateurs. Ils étaient notre famille, et ça n’a pas changé depuis”.

Carte des plages du Débarquement

Voir les photos sur une carte
La Normandie du Débarquement en images

70ème Anniversaire du Débarquement Allié