DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'Ecosse à J-100 du référendum d'indépendance

Vous lisez:

L'Ecosse à J-100 du référendum d'indépendance

Taille du texte Aa Aa

Jour J – 100 en Ecosse, avant le référendum d’autodétermination : une consultation historique sur l’avenir de la région et du Royaume-Uni.

Quatre millions d’Ecossais âgés de 16 ans et plus sont appelés à voter le 18 septembre prochain pour se prononcer sur l’accord qui lie l’Ecosse à l’Angleterre depuis 1707.

Le 15 octobre 2012, le Premier ministre britannique David Cameron et son homologue écossais Alex Salmond ont donné leur feu vert à la tenue d’un tel scrutin en signant les accords d’Edimbourg.

Et à 100 jours de l‘événement, les partisans du maintien de l’Ecosse dans le Royaume-Uni ont environ 12 points d’avance sur les indépendantistes. L‘écart a toutefois tendance à se resserrer.
Reste à voir comment vont se positionner les indécis, nombreux à ce jour.

Le camp du “oui” “Yes Scotland” redouble d’efforts pour les séduire.
Et l’argument économique brandi par Alex Salmond est imparable : le premier-ministre écossais affirme qu’en cas de victoire du ‘‘oui’‘, chaque habitant pourrait gagner 1230 euros de plus par an et que l‘économie enregistrerait une embellie de l’ordre de 6 milliards d’euros par an.
Des données, selon lui beaucoup “plus crédibles” que les chiffres officiels.

La stratégie économique du SNP, le Parti national écossais, repose sur l’exploitation des réserves pétrolières de la mer du Nord, situées dans les eaux territoriales écossaises mais actuellement pompées par Londres, sur une ré-industrialisation et sur le développement de l‘énergie verte.

Le Premier-ministre conservateur David Cameron mais aussi les libéraux-démocrates et l’opposition travailliste avancent quant à eux que l’Ecosse est plus riche et plus puissante au sein de la Grande-Bretagne.

“Si on reste unis, l’avenir de l’Ecosse sera plus sûr, avec des finances solides et une société plus progressiste, affirme le secrétaire en chef du Trésor Danny Alexander. Cela permet de mettre les ressources en commun et de partager les risques.”

Londres a d’ores et déjà promis de transférer de nouveaux pouvoirs à l’Ecosse, qui jouit depuis 1997 d’une autonomie accrue, et a menacé de refuser l’utilisation de la livre sterling comme monnaie aux Ecossais en cas d’indépendance.