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Un compromis pour les pays qui veulent interdire les cultures OGM

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Un compromis pour les pays qui veulent interdire les cultures OGM

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Interdire la culture d’OGM dans un pays européen ou sur une partie de son territoire, ce devrait être légalement possible selon un compromis trouvé après quatre ans de débat. Les ministres de l’Environnement ont presque tous voté pour. Une façon de régulariser une situation chaotique entre pro et anti. L’autorisation serait donnée à l‘échelle européenne, et le pays réfractaire obtiendrait une sorte de dérogation.

“ Ceux qui ne veulent pas autoriser cette culture peuvent d’abord demander au semencier, par l’intermédiaire de la Commission, de les exclure de sa zone géographique. Et si le semencier refuse, alors ils ont le droit de s’exclure seuls selon certains motifs, mais ce n’est pas une carte blanche “, a expliqué le commissaire européen à la Santé Tonio Borg.

Parmi les raisons qui peuvent être invoquées, il y a celles qui relèvent des objectifs de politique agricole, de l’aménagement du territoire ou encore de l’impact socio-économique. Mais pour Greenpeace, c’est loin d‘être convaincant.

“ Le texte adopté ne fournit pas aux Etats membres une base juridique solide parce que les motifs qui peuvent être utilisés sont très vagues,ils ne marchent qu‘à l‘échelle locale. Et puis surtout, les préoccupations sanitaires et environnementales ne peuvent pas être invoquées pour justifier cette limitation des cultures transgéniques dans les Etats membres “, argumente Marco Contiero, le spécialiste des OGM pour la branche européenne de Greenpeace.

Sept pays en Europe – dont la France et l’Allemagne – ont déjà unilatéralement choisi d’interdire les champs OGM, plus précisément le maïs MON810, le seul à être cultivé dans l’Union. Mais beaucoup d’autres attendent d‘être autorisés, d’où l’impatience de la Commission à débloquer le dossier. Ceci dit, le Parlement européen a encore son mot à dire. Il devrait le faire à l’automne prochain. Le précédent était très chatouilleux sur la question des OGM. Reste à voir ce qu’en penseront les nouveaux élus.