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Un mois au Brésil : la Coupe pour ceux qui "sans foot"

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Un mois au Brésil : la Coupe pour ceux qui "sans foot"

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Il n’y a pas de grand évènement sans des tas de petites histoires amusantes, de moments imprévus, d’incidents ou de polémiques autour. La Coupe du monde de football n’a pas fait exception, et dans un pays comme le Brésil, qui représente presque un continent à lui tout seul avec 200 millions d’habitants, il y a eu beaucoup de choses à raconter. Euronews y a consacré cette chronique, écrite au jour le jour, en pensant fortement à tous ceux qui sur Terre se “foot” pas mal du ballon rond.

D’ailleurs, les Brésiliens eux-mêmes, bien qu’ils soient tombés dans la “potion magique” du football tout petits, semblaient cette fois plutôt moroses. Il y a plus d’un an, une énorme fronde sociale avait débordé, et la colère reste vive. La population n’a pas digéré la somme de 11 milliards de dollars consacrée par l’Etat au Mondial, dont presque un tiers pour des stades, alors que nombre de gens n’ont pas à manger, n’ont pas de logement ou de protection sociale. La présidente Dilma Rousseff, qui brigue un nouveau mandat en octobre prochain, en a fait les frais lors du match d’ouverture : “Dilma, va te faire…” lui ont crié des milliers de spectateurs.

Au début de la compétition, des grèves ont perturbé les transports alors qu’il fallait faire circuler plus de 61 000 visiteurs-supporteurs à travers le pays. Les militants anti-Mondial sont restés actifs et leur confrontation avec la police a souvent dégénéré. Dans les favelas, la police militaire est détestée car elle est accusée d’avoir commis plusieurs meurtres ces derniers mois.
Voir notre article sur la colère des favelas
Et notre article sur une Brésilienne traînée derrière une voiture de police

Bref, la réflexion toute simple d’un chauffeur de taxi, faite à une agence de presse un peu avant la Coupe du monde, reste d’actualité : “J’aime le football mais le pays va mal”.