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L'aspect non éphémère du street art


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L'aspect non éphémère du street art

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Le street art pourrait bien ne plus être un art aussi éphémère. Et ce grâce à Google et à son institut culturel. Sur le principe du Google street view, les oeuvres d’art sont photographiées. Objectif, les archiver bien sûr mais aussi les partager avec le plus grand nombre.

Le tout se retrouve sur un nouveau projet de l’institut le #streetartproject ou une autre façon de découvrir le street art sur le net.

Amit Sood dirige l’institut culturel Google :
“Il y a un an, nous avons décidé d’apporter Street art Sao Paulo sur la plate-forme et nous avons constaté beaucoup d’intérêt de la part de partenaires, d’utilisateurs, de gens qui étaient étonnés par le fait de ne jamais avoir vu ça avant. Et cela s’explique par le fait que ce n’est pas facile à trouver ou que ça a été détruit. Et c’est là où la technologie peut jouer un rôle important.”

Actuellement #streetartproject comprend 5000 oeuvres en haute résolution et une centaine d’expositions en ligne de photos et de vidéos provenant de musées de 15 pays. Parmi eux Le palais de Tokyo à Paris.

Magda Danysz est la cofondatrice du MoSA, le musée du Street Art : “L’idée du partenariat avec Google et le montage d’exposition virtuelle c’est d’avoir la variété et de pouvoir montrer des artistes des années 80 et des artistes plus jeunes et qui font des choses complètement différentes comme l’artiste portugais Vhils qui “marteau-pique” les murs c’est donc du pochoir à l’envers.”

L’artiste français Matthieu Dufour ne pense que du bien de cette nouvelle visibilité : “Le fait d’avoir cette plate-forme va maintenant crédibiliser le street art comme le mouvement de notre génération. C’est pour nous une véritable plate-forme pour être vus par tout le monde.”

Et les utilisateurs sont aussi mis à contribution et peuvent “spotter” des oeuvres les photographier et les diffuser sur les réseaux non sans oublier de les “hashtager”…

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