DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Éradiquer le viol comme une arme de guerre, un long combat

Vous lisez:

Éradiquer le viol comme une arme de guerre, un long combat

Taille du texte Aa Aa

La plus ambitieuse conférence jamais organisée sur le viol en tant qu’arme de guerre vient de prendre fin à Londres, après quatre jours de réunions, de débats et de témoignages.

L’actrice Angelina Jolie, impliquée dans la lutte contre ce fléau, s’est voulue optimiste, malgré l’ampleur de la tâche : “nous ne parviendrons pas à éradiquer les viols en zone de guerre du jour au lendemain, mais si nous unissons tous nos efforts, si nous sommes capables de partager nos expériences et d’inspirer d’autres à nous rejoindre, je sais que nous trouverons la force de poursuivre la mission et que nous pouvons et que nous allons mettre fin à l’impunité.”

Cette conférence a débouché sur l‘élaboration d’un protocole afin d‘établir des critères internationaux pour enquêter sur ces crimes et les répertorier.

“Pourquoi maintenant, a demandé le secrétaire d‘État américain John Kerry, lui aussi présent ? Parce que plusieurs milliers d’années après que le viol a été ajouté au dictionnaire pratique de la guerre, nous savons que le temps est venu de l’en exclure et de reléguer la violence sexuelle au Moyen-âge et aux livres d’Histoire, là où est sa place.”

Les violences sexuelles en zone de guerre sont une réalité trop souvent ignorée quand on parle d’un conflit. En République démocratique du Congo par exemple, on estime que 36 femmes et filles sont violées chaque jour.