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Irak : à Bagdad, les chiites prêts à en découdre


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Irak : à Bagdad, les chiites prêts à en découdre

A Bagdad, la tension monte à mesure que se rapprochent les combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant. Ici à Sadr City, quartier pauvre chiite de la capitale, on affiche sa détermination à repousser les insurgés sunnites. Un appel à la mobilisation a été lancé par les grands leaders chiites du pays.

“Nous sommes prêts à aller nous battre à Mossoul, Ramadi, Tikrit, Diyala et Samarra, ou dans n’importe quelle province et même à Bagdad”, clame ce partisan du chef chiite radical Moqtada al-Sadr. “Tous les gens sont prêts même les sunnites, les chiites, les kurdes et les chrétiens. Nous sommes tous prêts à suivre les ordres de Moqtada Al-Sadr”.

Pendant ce temps, le nombre de réfugiés fuyant les combats ne cessent d’augmenter. Tous ne sont pas opposés aux djihadistes. L’un d’eux raconte ainsi comment il a été arrêté sans raison par le régime puis libéré par les insurgés. “Je les adore, ils m’ont libéré de prison”, explique Abdel Hakim Mawloud Omar, “ils m’ont tout donné alors que les autorités m’ont torturé et m’ont battu”.

Des milliers d’habitants de Mossoul se sont notamment réfugiés au Kurdistan voisin. Beaucoup de familles ont tout perdu. “Ma maison a été dévasté par les combattants de l’Etat Islamique. Ma maison est détruite. Nous n’avons plus d’argent, plus rien”, dit cette femme.

Des estimations de l’ONU évoquent quelques 500 000 personnes déplacés dans le nord de l’Irak.

“Je ne pense pas qu’on puisse rentrer, l’Irak est détruit”, déplore cet homme.

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