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Traité transatlantique : le casse-tête du volet agricole


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Traité transatlantique : le casse-tête du volet agricole

Une première visite pour prendre le pouls et mesurer l’ampleur des divergences… Le secrétaire américain à l’Agriculture est venu à la rencontre du commissaire européen Dacian Ciolos. Il a évidemment été question de l’accord commercial qui se négocie entre
les Etats-Unis et l’Europe, et plus précisément de son volet agricole. Côté européen, les détracteurs du projet invoquent les cultures hyper-industrialisées, le poulet au chlore ou encore le boeuf aux hormones. Réponse de Tom Silvack, le responsable américain :

“ La façon de traiter cela n’est pas nécessairement de tracer un trait et de dire, ces produits seront dans l’accord et ceux-là n’y seront pas. Il s’agit plutôt de dire : faites confiance à vos consommateurs. Donnez-leur le choix, et ils feront leur choix. Le marché fait généralement les bons choix “ , assure-t-il.

Car l’objectif premier de ce Traité serait de faciliter l’accès des produits américains en Europe et vice-versa, en supprimant les restrictions et en rapprochant les normes, mais jusqu’où ? Sur les OGM par exemple, elles divergent complètement. Et les écologistes européens voient d’un très mauvais oeil l’idée d’un tribunal d’arbitrage qui trancherait les litiges entre grosses sociétés et gouvernements.

“ La partie renforcement du droit des firmes multinationales dans l’accord pourrait leur donner la capacité à venir contester devant un tribunal supra-national un pays qui souhaiterait appliquer le principe de précaution et refuser la culture d’OGM “ , explique l’eurodéputé vert Yannick Jadot.

Entamées l‘été dernier, les négociations entre la Commission européenne et Washington reprendront pour un sixième round le mois prochain. Mais c’est le Parlement européen qui aura le dernier mot sur cet accord à la fin du processus.

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