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Egypte : Al-Sissi refuse de "s'ingérer" dans les affaires judiciaires


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Egypte : Al-Sissi refuse de "s'ingérer" dans les affaires judiciaires

C’est la réponse du président égyptien face au tollé international provoqué au lendemain de la condamnation de trois reporters d’Al-Jazeera à 7 et à 10 ans de prison. Vingt personnes sont accusées au total dans ce procès.

Abdel Fattah al-Sissi a précisé que les autorités du Caire respecteraient l’indépendance de la justice alors que nombres de voix exigent sa grâce présidentielle.

“Si nous voulons un état de droit fort, nous devons respecter les décisions de justice et nous ne devons pas les critiquer même si d’autres ne comprennent pas cela”, affirme Abdel Fattah al-Sissi.

De nombreux rassemblements silencieux ont eu lieu en soutien aux reporters et plusieurs pays ont convoqué les ambassadeurs égyptiens pour protester à l’image de l’Australie dont l’un des journalistes a été condamné.

Le Premier ministre australien Tony Abbott se dit “consterné par cette affaire politique et il exige une grâce”. “Nous ne voulons pas nous engager dans une diplomatie du mégaphone inutile parce que cela n’apporterait rien de bon à Peter Greste ni à ses deux collègues d’Al Jazeera. Ce que nous voulons en revanche, c’est parler calmement, patiemment et raisonnablement avec le gouvernement égyptien”.

L’Australien Peter Greste, l’Egypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy et l’Egyptien Baher Mohamed, détenus depuis cinq mois, ont été condamnés “pour soutien à une organisation terroriste”, expression qui désigne vraisemblablement les Frères musulmans. La confrérie est violemment réprimée depuis le renversement le 3 juillet dernier de l’ex-président Morsi issu de ses rangs.

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