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Avec Rossini, Cecilia Bartoli revient à ses premières amours


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Avec Rossini, Cecilia Bartoli revient à ses premières amours

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Elle figure au firmament de l’art lyrique mondial et n’est pas à une aventure près : Cecilia Bartoli retrouve cette année, la scène du festival de Pentecôte de Salzbourg dont elle assure la direction artistique. Le thème de cette édition : “Rossinissimo”. “J’ai décidé de dédier l‘évènement à Rossini,” nous confie Cecilia Bartoli, “car ce compositeur, c’est mon premier amour, j’ai commencé ma carrière avec la musique de Rossini.”

La mezzo-soprano italienne a choisi de produire une nouvelle version de “La Cenerentola” inspirée de “Cendrillon”. Cela faisait 25 ans que ce chef-d‘œuvre n’avait pas été présenté sur la scène salzbourgeoise. Un opéra qui par ailleurs, a rendu le compositeur italien célèbre dans le monde entier.

Dans cette production, Cecilia Bartoli voulait repenser le personnage d’Angelina qu’elle interprète : “on l’a abordé avec une nouvelle approche plus moderne,” souligne-t-elle, “elle doit travailler, c’est une personne qui travaille vraiment et je me sens assez proche d’Angelina, je travaille vraiment moi aussi !” L’opéra mis en scène par Damiano Michieletto joue sur la transposition dans le monde moderne. Le décor : une cafétéria et une discothèque.

“Le rôle est intéressant parce que la musique est intéressante,” insiste la chanteuse, “à chaque fois que j’interprète Angelina, je redécouvre cette musique, il y a toujours un moment où je me dis : “je n’avais pas remarqué cela”, c’est ce qui rend Rossini si spécial,” poursuit-elle, “le travail n’est jamais terminé.”

Et ce travail mobilise aussi en coulisses : la préparation de cette “Cenerentola” a démarré il y a un an. Dorothea Nicolai supervise la création de plus de cent costumes. “C’est toujours un processus fascinant,” assure-t-elle, “de voir comment une idée prend forme dans un dessin et ensuite, dans un vêtement. Quand on réalise des costumes,” dit-elle, “c’est comme si on faisait un voyage dans le temps, à travers différents pays ou diverses catégories sociales.”

Le choix des tissus et des éléments de confection, l’assemblage des pièces, l‘élaboration des perruques… Les tâches sont nombreuses et rien n’est laissé au hasard. Dorothea Nicolai qui connaît Cecilia Bartoli depuis plus de vingt ans s’assure que chaque détail soit parfait. “C’est vraiment important pour moi,” explique la directrice des costumes, “que les chanteurs aient le sentiment que le costume les aide à entrer dans leur personnage – comme un filet de sécurité – et qu’ils s’aiment tellement dans leur tenue que sur scène, ils n’y font plus du tout attention.”

Un investissement personnel sur lequel Cecilia Bartoli la rejoint : “j’aime ce que je fais et je le fais avec beaucoup d‘énergie et de passion,” lance-t-elle, “la passion est l’ingrédient le plus important.” Et dans le cas de “La Cenerentola”, s’enthousiasme-t-elle, “il faut jouer cette œuvre avec beaucoup de vivacité, de pétillement comme des bulles de Champagne ! C’est cela, la musique de Rossini !”

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