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Irak : les civils fuient au Nord, l'armée recrute au Sud


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Irak : les civils fuient au Nord, l'armée recrute au Sud

Erbil, capitale du kurdistan irakien, un sanctuaire pour tous ces déplacés de l’intérieur, des chrétiens pour la plupart. Ils arrivent chaque jour par milliers, fuyant devant l’avancée des combattants de l’Etat islamique en Irak et au levant. Tous dénoncent l’absence flagrante de forces irakiennes pour les défendre.

“La sécurité en ce moment est de niveau zéro. L’EIIL est venue, a attaqué Qaraqosh Al Hamdinya avec des roquettes. Nous n’avons vu aucun soldat, aucune armée, personne. Il n’y a pas de points de contrôle, il n’y a pas d’armée. Nous n’avons vu aucun représentant officiel. Donc on est parti avec toutes nos affaires, nos lits, notre argent. Ma voiture a été prise par l’EIIL,” explique Jozef Wadea.

Sur des images amateurs mises en ligne, les djihadistes sunnites exposent les corps de victimes présumées civiles des frappes aériennes de l’armée à Baïji, à 220 kilomètres au nord de Bagdad, théâtre depuis une semaine de combats violents pour le contrôle de la première raffinerie du pays. L’ONU parle de plus d’un millier de morts dans le nord depuis le début du conflit le 5 juin.

A Bagdad, le premier ministre al-Maliki s’est engagé à former un nouveau gouvernement mais a rejeté l’idée d’y intégrer des représentants des minorités kurde et sunnite.

Dans le sud, l’armée irakienne recrute à tour de bras. 5.000 volontaires se sont présentés hier dans ce stade de Basra, répondant ainsi à l’appel du grand ayatollah chiite Ali al-Sistani.

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