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Humilié, isolé, David Cameron ?


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Humilié, isolé, David Cameron ?

Non, même à 26 voix contre deux, le Premier ministre britannique ne voit pas la désignation de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne ainsi. Il s’estimerait même désormais en position de force pour négocier une réforme de l’Union européenne. Si le choix du fédéraliste Juncker, dit-il, éloigne son pays de l’Europe, il pense avoir déjà obtenu quelques petites avancées.

“Mes collègues du Conseil européen savent que je suis extrêmement sérieux sur la réforme de l’Union, que je n’ai qu’une parole. Je ne vais pas faire marche arrière, ce sera un long et âpre combat, mais quelques fois il faut être prêt à perdre une bataille pour gagner la guerre”, a déclaré David Cameron.

Les travaillistes sont allés jusqu‘à dire que David Cameron représentait une menace claire pour l’avenir du Royaume-Uni.
Pour Ed Miliband, “la désignation de Juncker représente une humiliation totale. Cameron était sensé bâtir des alliances, et au lieu de cela, il en a rompu. Il a échoué et c’est l’intérêt national britannique qui est perdant.”

La Suède et l’Allemagne sont pourtant déjà venus au secours du conservateur : le Premier ministre Reinfelt en disant haut et fort que le modèle fédéraliste n‘était pas pour tout le monde, la chancelière Merkel en se disant prête à répondre aux préoccupations des Britanniques.

David Cameron, qui ne veut pas voir son pays sortir de l’UE, veut notamment obtenir des réformes sur le marché unique et des exemptions de certaines législations européennes pour son pays.

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