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Nicolas Sarkozy : garde à vue, mise en examen, TF1

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Nicolas Sarkozy : garde à vue, mise en examen, TF1

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Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour corruption active, trafic d’influence actif et recel de violation de secret professionnel le 2 juillet. Ces lourdes charges ne pèsent pas seulement sur l’ex-président français mais aussi sur son avocat, Me Thierry Herzog, et sur Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, qui ont été eux-mêmes mis en examen le 1er juillet au soir. Nicolas Sarkozy est ressorti mercredi 2 juillet vers 2 heures du matin du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris où il a comparu devant deux femmes juges d’instruction. Une information judiciaire avait été ouverte le 26 février dernier. La mise en examen est intervenue après environ 16 heures de garde à vue à l’office anti-corruption de la police judiciaire de Nanterre, dans le département des Hauts-de-Seine. Patrick Sassoust, autre avocat général à la Cour de cassation, qui avait également été entendu par les policiers, n’a pas été présenté aux juges.

Le haut magistrat Gilbert Azibert, selon des écoutes des conversations téléphoniques de Nicolas Sarkozy décidées par la justice, aurait été un informateur précieux sur différentes procédures à l’encontre de l’ancien chef de l’Etat, notamment sur l’affaire d’abus de faiblesse présumé aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt. D’après les enquêteurs, il avait accès au service intranet de la haute juridiction pour donner d‘éventuels renseignements à l’avocat de longue date de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog. Et il s’entretenait avec Patrick Sassoust, également membre de la chambre criminelle de la Cour de cassation, avec qui il avait travaillé à Bordeaux. Dans le dossier Bettencourt, ce sont des juges bordelais qui avaient mis en examen Nicolas Sarkozy, puis cela s‘était terminé par un non lieu. En échange des bons services présumés rendus, Me Azibert se serait vu proposer une promotion à Monaco.

Alors que l’ex-président laissait volontiers courir les rumeurs sur son retour sur le devant de la scène politique française, il est inutile de préciser que cette décision judiciaire a fait beaucoup réagir la classe politique, à gauche comme dans son camp de droite, et forcément chez les populistes du Front national.