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Martin Schulz réélu président du Parlement européen : les europhobes lui mèneront la vie dure

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Martin Schulz réélu président du Parlement européen : les europhobes lui mèneront la vie dure

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Au milieu des applaudissements, Martin Schulz savoure sa victoire. Le candidat des sociaux-démocrates est réélu président du Parlement européen avec une confortable majorité de 57 % des votes exprimés (409 voix sur 723 votes comptabilisés).

Face à l’hémicycle, il envoie une mise en garde aux nouveaux élus d’extrême-droite: “Une démocratie ne peut se construire que sur la base de certaines règles : le respect mutuel et la dignité humaine,” lance Martin Schulz, “tous ceux qui remettent ces principes en question auront affaire à moi !”

La victoire était assurée grâce à un accord de majorité conclu avec le centre-droit (PPE & ALDE). Les sociaux-démocrates occuperont le perchoir durant la première moitié de la législature. Ensuite, c’est un membre du parti populaire européen qui devrait prendre le relais.

“C’est une démarche tout à fait démocratique”, justifie Manfred Weber, nouveau leader du parti populaire européen. “D’abord, pendant la campagne, on présente nos idées, nos lignes de force et ensuite, quand on se rend compte qu’on ne dispose pas de la majorité, on crée des alliances.”

Face à Martin Schulz, trois autres candidats présentés par les conservateurs (Sajjad Karim), la gauche unitaire (Pablo Iglesias) et les Verts européens (Ulrike Lunacek) ont été tous balayés dès le premier tour. D’une même voix, ils ont critiqué cette grande coalition. Ils dénoncent le manque de transparence de ces accords.

“Je pense qu’il sera difficile de mettre en place une forme de coopération avec Martin Schulz s’il continue à travailler de cette manière”, prévient Pablo Iglesias, euro-député de la gauche européenne, “on va lui tendre la main mais en échange de cette main tendue, il faut mettre fin à la politique d’austérité.”

Prêts à tout pour se faire remarquer, plusieurs élus europhobes ont tourné le dos à l’orchestre qui jouait l’hymne européen. Un incident qui sonne comme un avertissement : le loup est dans la bergerie et il fera tout pour freiner l’intégration européenne.