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Garde à vue de Nicolas Sarkozy : "personne n'est au-dessus des lois"


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Garde à vue de Nicolas Sarkozy : "personne n'est au-dessus des lois"

Les réactions n’en finissent pas en France après la garde à vue sans précédent d’un ancien président de la République. La nuit dernière, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour trafic d’influence actif et entre autres pour corruption active. La justice le soupçonne notamment d’avoir tenté d’obtenir avec l’appui de son avocat Thierry Herzog, des informations dans une procédure le concernant – l’affaire Bettencourt – auprès d’un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, contre une promesse d’intervention pour que ce dernier obtienne un poste de prestige à Monaco.

Thierry Herzog, et Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, ont également été mis en examen.
“Cette situation est grave, les faits sont graves”, a déclaré le Premier ministre Manuel Valls sur RMC et BFM TV. (…) Moi, comme chef du gouvernement, je dois m’en tenir au rappel des principes : principe d’indépendance de la justice, qui doit pouvoir accomplir son travail sereinement. Personne n’est au-dessus des lois : deuxième principe. Et puis ensuite il y a évidemment, c’est important de le rappeler, la présomption d’innocence qui vaut pour tout le monde.”

Accusations de financement libyen, arbitrage Tapie, sondage de l‘Élysée, affaire Bygmalion : les dossiers judiciaires n’ont cessé de s’accumuler autour de Nicolas Sarkozy. Sa mise en examen pourrait compromettre son retour sur la scène politique.

“Est-ce que c’est pour empêcher Sarkozy de se représenter en 2017 ? Effectivement, on peut s’interroger, se demande une passante à Paris. Si c’est politique, effectivement, c’est scandaleux.” Un homme ironise : “ce monsieur qui allait révolutionner la France, qui allait faire des réformes pour qu’il y n’ait plus d’injustice… Dommage pour lui, dommage pour son parti également et dommage pour ses amis.”

Il s’agit de la deuxième mise en examen pour l’ancien chef de l‘État qui a perdu son immunité présidentielle après sa défaite en mai 2012 face à François Hollande. La première, dans l’affaire Bettencourt s‘était soldée par un non-lieu.

Avec AFP et Reuters

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