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Le beau-frère du roi d'Espagne accusé de corruption par un suspect clé


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Le beau-frère du roi d'Espagne accusé de corruption par un suspect clé

L’affaire de corruption impliquant la sœur du roi d’Espagne, Cristina, et de son époux Iñaki Urdangarin pourrait aller jusqu’au procès. En effet, selon un document dont l’AFP a obtenu une copie jeudi, un suspect clé a témoigné contre M.Urdangarin.

Ce témoin, un comptable inculpé dans l’affaire nommé Marco-Antonio Tejeiro, a dénoncé devant le procureur Pedro Horrach l’emploi de “factures ne répondant pas à des services réellement fournis” par l’institut Noos, une société à but non lucratif qu’Iñaki Urdangarin présidait entre 2003 et 2006, mais qui servait en fait à ce dernier et à son associé “à se répartir” ses bénéfices.

Selon une source judiciaire, en échange de sa collaboration avec la justice, “le Parquet est parvenu à un accord avec lui. Sa peine sera réduite”.

Le témoin a occupé jusqu’en 2008 le poste de comptable de Noos, qui passait des marchés publics avec les autorités régionales des Baléares et de Valence pour des évènement liés au sport et au tourisme.

Le procureur Pedro Horrach du Tribunal de Palma de Majorque, aux Baléares, a remis jeudi sa déclaration écrite au juge José Castro, qui avait bouclé le 25 juin l’instruction qu’il menait depuis quatre ans sur “l’affaire Noos”.

La soeur du roi d’Espagne Felipe VI, Cristina, âgée de 49 ans, a déposé un recours mercredi contre le maintien de son inculpation pour fraude fiscale et blanchiment.

Dans sa déclaration écrite de huit pages, datée de mardi et envoyée par courrier électronique au procureur, Marco-Antonio Tejeiro affirme à propos de deux congrès, organisés aux Baléares et à Valence respectivement, que “le coût réel de l’organisation des évènements fut sensiblement inférieur au montant reçu des organismes publics”.

Les factures correspondant à ces congrès “ne répondaient pas à des services réellement fournis, mais étaient au contraire le moyen pour M. Torres et M. Urdangarin de se repartir les bénéfices du groupe Noos vers leurs entreprises respectives”, écrit l’ancien comptable.

Il souligne le rôle central, “de contrôle absolu”, des deux associés dans la gestion de Noos mais ne mentionne pas l’infante Cristina.

(avec AFP)

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