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Handicap : obéir uniquement à l'oeil


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Handicap : obéir uniquement à l'oeil

Un fauteuil roulant qui n’obéit qu‘à l’oeil c’est ce sur quoi ont travaillé des chercheurs londoniens. Rassemblés au sein de l’Imperial college ils ont conçu cet appareil présenté comme peu onéreux et facile d’utilisation. Deux caméras traquent le regard de la personne. Les informations qu’elles reçoivent sont transmises à un ordinateur portable qui peut déchiffrer de façon quasi instantanée la direction que la personne veut prendre.

Dr Aldo Faisal, directeur de projet à I’Imperial College : “Nos yeux ne sont pas uniquement une fenêtre sur notre esprit, ils sont aussi une fenêtre sur nos intentions. Si vous voulez allez quelque part, par exemple si vous voulez aller ici ou là, alors je vais regarder par là-bas d’une façon particulière. Et nous pouvons alors élaborer un système informatique qui peut décoder nos mouvements oculaires et ainsi nous observons ces mouvements avec un détecteur, nous les analysons et l’ordinateur interprète ces commandes et dirige le fauteur roulant.”

Déjà des systèmes existent pour aider les handicapés à se déplacer. Mais celle-ci présente, selon ses concepteurs des atouts de simplicité et de sécurité.

Kirubin Pillay, étudiant à l’Imperial College : “Les logiciels actuels de détection utilisent souvent un système qui repose sur un écran, un écran est ouvert devant soi et on regarde des zones de l‘écran. Le problème c’est que ce système est trop simple et il focalise trop l’attention de l’utilisateur. Il y a donc plus de risques de ne pas voir les obstacles ou d’autres choses sur le chemin.”

Des tests pour l’instant menés à bien avec des personnes valides au milieu de la foule ont permis de constater que les déplacements étaient plus rapides et moins erronés qu’avec d’autres systèmes.

Conçu par la société française Aldebaran Robotics, Pepper est un robot humanoïde. Son objectif : vivre avec les hommes. Il peut traduire l‘état dans lequel vous vous trouvez en utilisant ses connaissances d‘émotions universelles comme la joie, la surprise, la colère, le doute, la tristesse. Il peut analyser l’expression d’un visage et détecter l‘état d’esprit d’une personne.

Bruno Maisonnier, PDG d’Aldebaran Robotics : “On commence par avoir des robots qui peuvent savoir s’il y a en face d’eux des émotions positives ou négatives. Ce qui est déjà bien et ce qui ouvre plein de possibilités. Et puis petit à petit dans le temps on va pouvoir élargir cela à d’autres émotions.”

Bruno Maisonnier rêve d’un avenir fait de millions de robots amis des humains. Des robots dont le design est délibérément amical et sympathique. Objectif aimer son robot.

Bruno Maisonnier : “Il y a un vrai lien qui se crée comme il s’en crée avec des objets. Or est ce qu’on peut avoir des émotions avec un objet, parce que c’est de cela dont il s’agit. Est ce qu’on peut aimer des objets. On voit des enfants qui aiment leurs doudous. Bien sûr il est possible d’aimer des objets et d’avoir des émotions à condition qu’il y ait un historique affectif.”

Pepper sera commercialisé au Japon dès février 2015 pour 1500 euros.

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