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Le gouvernement du Kurdistan irakien veut garder les champs pétrolifères

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Le gouvernement du Kurdistan irakien veut garder les champs pétrolifères

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Alors que l’Irak vit plus que jamais sous la menace des djihadistes de l’organisation Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), les autorités de la province autonome du Kurdistan n’entendent pas rendre au gouvernement central les deux champs de pétrole dont elles se sont emparé vendredi. Cette attitude rend encore plus improbable un succès des forces politiques du pays pour constituer un gouvernement
d’union nationale. En tout cas, dans l’immédiat.

“Le Premier ministre, Nouri al-Maliki, a, de manière unilatérale et en toute illégalité, réduit le budget alloué au Kurdistan, et il a cessé de payer les salaires des fonctionnaires, explique le ministre des Affaires
étrangères du gouvernement régional du Kurdistan, Falah Mustafa Bakkir. Nous sommes donc contraints d’assurer nous-mêmes les services publics et de payer les salaires. Aussi, nous allons continuer à occuper les champs de pétrole jusqu‘à ce que nos revendications soient satisfaites.”

Les Kurdes considèrent que les zones de Kirkouk et Bai Hassan, où sont situés ces deux champs de pétrole, relèvent de leur territoire. L’enjeu économique est majeur : la région est riche, très riche, en hydrocarbures. Autant dire que, si sur le terrain, les Peshmergas (soldats du Kurdistan irakien) combattent aux côtés de l’armée centrale les insurgés de l’EIIL, au niveau politique, l’union est loin d‘être
d’actualité. Les ministres kurdes ont décidé de boycotter les réunions du conseil des ministres. Et le Kurdistan pourrait, à la faveur d’un référendum local, proclamer son indépendance.