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Mondial : ceux qui ont brillé, ceux qui ont déçu


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Mondial : ceux qui ont brillé, ceux qui ont déçu

Bienvenue dans The Corner pour le dernier épisode de notre feuilleton consacré à la Coupe du monde.

2014 restera comme une édition riche en records, et c’est l’un des points positifs de cette grande fête du football organisée au Brésil.

L’Allemagne bat (presque) tous les records

L’Allemagne a établi bon nombre de records, d’abord en devenant la première nation européenne à triompher sur le continent américain.

Ensuite en disputant sa quatrième demi-finale consécutive et au total sa huitième finale, là aussi du jamais-vu.

Autre statistique impressionnante : c’est la 17e fois en 18 participations que les Allemands atteignaient au moins les quarts de finale.

Ils ont frappé très fort au tour suivant en surclassant le pays organisateur 7 buts à 1, le score le plus large enregistré à ce stade de la compétition.

La Mannschaft s’est d’ailleurs appropriée un des records du Brésil avec le plus grand nombre de buts – 224 – inscrits depuis la création de l‘épreuve.

Klose efface Ronaldo des tablettes

Miroslav Klose y a contribué en trouvant deux fois le chemin des filets sur le sol brésilien.

Le vétéran, âgé de 36 ans, est devenu l’homme le plus prolifique en phase finale d’un Mondial avec 16 buts, soit un de plus que Ronaldo.

Il y a peu de chance de le revoir dans quatre ans, même si l’attaquant de la Lazio n’a pas annoncé sa retraite internationale.

C’est aussi une grande première, même si elle est davantage passée inaperçue : toutes les équipes qui ont terminé en tête de leur groupe ont ensuite remporté leur huitième de finale.

Vite à la trappe

La vingtième édition de la Coupe du monde s’est achevée par le triomphe de l’Allemagne.

Avant cela, il y a eu beaucoup de surprises, des bonnes pour certaines équipes et des moins bonnes pour d’autres.

Le cauchemar brésilien

Pas de sixième étoile sur le maillot de la Seleçao qui en avait fait l’unique objectif de “son” Mondial.

Les Brésiliens, apparus crispés du premier au dernier jour, n’ont jamais convaincu dans le jeu.

Il leur a fallu un coup de pouce de l’arbitre pour remporter le match d’ouverture contre la Croatie puis la séance des tirs aux buts pour se défaire du Chili.

Et ils ont achevé leur parcours sur deux lourdes défaites, contre l’Allemagne, puis contre les Pays-Bas lors de la “petite finale”.

Des “grands” à la peine

Qui l’aurait cru ? Les Espagnols, champions du monde en titre et doubles champions d’Europe, ont cédé prématurément leur couronne.

La génération dorée des Xavi, Iniesta et autres Casillas est tombée d’entrée de son piédestal en s’inclinant 5-1 devant les Pays-Bas.

Titrée en 2006, l’Italie a été éliminée dès le premier tour en 2010 et donc en 2014.

La Squadra azzura n’a pas survécu au “groupe de la mort” dans laquelle elle était plongée en compagnie notamment de deux autres ex-vainqueurs de la Coupe du monde, l’Uruguay et l’Angleterre.

Cette poule très relevée a aussi été fatale aux Anglais emmenés par Wayne Rooney.

Décevant, voire transparent, l’attaquant de Manchester United a tout de même marqué son premier but en phase finale de Coupe du monde.

L’Angleterre et l’Italie ont donc été éliminées par le surprenant Costa Rica.

Les Ticos ne se sont pas arrêtés là; ils ont atteint les quarts de finale pour la première fois de leur histoire et n’ont cédé qu’aux tirs aux buts face aux Néerlandais.

A la recherche de la nouvelle star

Avant le coup d’envoi du tournoi, on s’attendait à voir briller Lionel Messi, Cristiano Ronaldo ou Neymar.

Ils n’ont pas toujours (ou pas du tout) répondu aux attentes placées en eux, mais d’autres joueurs ont marqué cette Coupe du monde de leur empreinte.

Lionel Messi, auteur de quatre buts, mais aucun lors des matches à élimination directe, n’a pas réussi à porter l’Albiceleste sur le toit du monde.

Le prodige argentin a tout de même été élu, à la surprise générale, meilleur joueur du tournoi par la FIFA.

Son grand rival, Cristiano Ronaldo, a disparu dès le premier tour avec le Portugal.

Sans doute n‘était-il pas à 100% de ses moyens après une fin de saison au Real Madrid pourrie par une blessure à la cuisse.

Comme Messi, Neymar a inscrit quatre buts en phase de poules, avant d‘être victime d’une fracture d’une vertèbre lombaire en quart de finale.

Le brillant James, le mordant Suarez

6 buts en 5 matches, dont un d’anthologie contre l’Uruguay : le meneur colombien de Monaco James Rodriguez a terminé meilleur buteur du tournoi et attisé bien des convoitises.

L’Uruguayen Luis Suarez s’est lui illustré à sa façon en mordant Giorgio Chiellini.

Récidiviste, le futur attaquant du Barça a été suspendu jusqu’au mois d’octobre.

Honneur aux gardiens

Ce Mondial a aussi été celui des gardiens, et le meilleur d’entre eux a été Manuel Neuer.

Le portier du Bayern Münich, qui a notamment écoeuré les attaquants français et argentins, a reçu le Gant d’or de la compétition.

Un titre honorifique auquel pouvait prétendre le dernier rempart du Costa Rica, Keylor Navas.

Les clubs intéressés par son profil devront verser 10 millions d’euros à Levante.

Remplaçant à Monaco, Sergio Romero s’est illustré dans les cages de l’Argentine en repoussant les tirs aux buts de Vlaar et de Sneijder.

Guillermo Ochoa et Raïs M’Bolhi, eux, ont multiplié les parades décisives pour le Mexique et l’Algérie.

Tim Howard est devenu “Captain America” en repoussant très longtemps l‘échéance en huitième de finale contre la Belgique.

Quant à Tim Krul, il est désormais étiqueté “spécialiste des tirs aux buts”.

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