DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Toulouse-Lautrec s'expose tout l'été au Musée des Beaux-Arts de Budaspest


le mag

Toulouse-Lautrec s'expose tout l'été au Musée des Beaux-Arts de Budaspest

En partenariat avec

Toulouse-Lautrec, à l’honneur dans la capitale hongroise.

Le Musée des Beaux-Arts de Budapest rend, en effet, hommage au peintre et au lithographe français à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance.

L’exposition intitulée ‘Le Monde de Toulouse-Lautrec’ donne à voir le Paris de l’artiste au travers de 170 œuvres – affiches, lithographies, mais aussi archives photographiques et films.

László Baán, le directeur du musée des Beaux-Arts de Budapest, Lázló Baán, nous les fait découvrir :

“ Notre fonds Toulouse-Lautrec est l’un des plus importants au monde. Nous possédons plus de 200 œuvres. La dernière fois qu’elles ont été exposées, c‘était il y a 50 ans pour le centenaire de la naissance de l’artiste. “

À partir de 1881 et la promulgation de la loi sur la liberté de la presse, l’art de l’affiche connaît en France un immense succès. Le grand public découvre alors Toulouse-Lautrec grâce, notamment, à sa série de lithographies consacrées au Moulin rouge, comme nous l’explique la curatrice de l’exposition, Kata Bodor :

“ Beaucoup de danseuses, d’artistes de cabaret et de chanteuses étaient plutôt satisfaites des affiches réalisées par Toulouse-Lautrec, c‘était le cas de Jane Avril par exemple. Par contre, Yvette Guilbert n’appréciait pas du tout son style. Elle se trouvait laide sur les affiches. Mais pour Toulouse-Lautrec, la question n‘était de dessiner des visages plus beaux ou plus laids que nature, il voulait capter l’essence, la spécificité, de ses modèles. Et pour lui, la clé d’une bonne affiche publicitaire résidait dans cela.”

Beaucoup d’artistes de cabaret et de chansonniers français se produisaient à Budapest du temps de Toulouse-Lautrec. Le public adorait leur gouaille et leurs réparties cinglantes. Le point avec Tamás Gajdó, historien du théâtre :

“ C‘était un privilège de faire l’objet leurs piques à cette époque. Toulouse-Lautrec avait le courage de représenter des beautés imparfaites sur ces affiches. Yvette Guilbert, ou Sarah Bernhardt étaient loin d‘être des beautés. Sarah Bernhardt se faisait faire des costumes sur-mesure afin de dissimuler ces imperfections physiques. Toulouse-Lautrec les représentait telles qu’elles étaient. Et c‘était peut-être ça, le secret de son succès. “

À l’adolescence, une double fracture des jambes due à une dégénérescence osseuse, stoppe net sa croissance et laisse Toulouse-Lautrec infirme. Il promènera le reste de sa vie cette étrange silhouhette mi-homme / mi-enfant dans les hauts lieux et les bas-fonds du Paris de la Belle époque.

Kata Bodor, curatrice de l’exposition :

“ Toulouse-Lautrec voulait montrer que les femmes ne fréquentaient pratiquement pas les cabarets et que la plupart des hommes s’y rendaient en tant que clients. Il a voulu montrer que le quotidien des prostituées ressemblait beaucoup à celui de n’importe quelle autre femme : se lever le matin toute décoiffées, prendre un bain et puis discuter avec les autres filles en attendant le client avec ou sans entrain. “

‘Le monde de Toulouse-Lautrec’ est à découvrir jusqu’au 24 août au musée des Beaux-Arts de Budapest.

Le choix de la rédaction

Prochain article

le mag

La comédie musicale 'Cats' de retour à Londres