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Désespoir et frayeur au marché de Gaza


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Désespoir et frayeur au marché de Gaza

Au lendemain d’un des bombardement les plus durs sur Gaza , le marché est toujours animé. Mais d’habitude, il y a bien plus de monde. Chacun commente les frappes, ici on est fatigué, terrorisé. On répète à l’envie que le Hamas n’utilise pas de boucliers humains, et que les roquettes sur Israël, c’est juste de l’intimidation.

“J’espère que toutes les conditions du Hamas vont être acceptées, dit une femme, et qu’il y aura bientôt un cessez-le-feu. J’espère un accord entre la résistance et l’armée israélienne, pour que nous vivions en paix.”

“ Jouer ? Nos enfants ne savent que ce c’est, rajoute un homme. Ils ne connaissent que les avions, les roquettes, les victimes des bombardements. On a rien, regardez comment on vit, depuis les pays étrangers. Je demande aux pays étrangers de nous regarder avec pitié et de nous traiter au moins comme ils traitent leurs animaux dans leurs pays.” “Il y a des hommes des femmes des enfants tués, des corps partout dans les rues. Combien encore ?, questionne une autre cliente du marché. C’est la pire période de notre histoire. Dans le monde, il n’y a pas d’autres pays qui vive comme le nôtre. L‘économie est nulle, comme notre vie.”

Pour rajouter à la douleur, les difficultés économiques empirent. Avec les coupures d‘électricité, pas facile de conserver les aliments, et de les vendre. L’avenir est bien noir.

“Les roquettes qui volent vers Israël perturbent à peine l’activité de ce marché de Gaza, explique notre envoyée spéciale Valérie Gauriat. Mais malgré l’animation, la vie est en panne ici depuis trop longtemps nous disent les habitants. Et pour beaucoup, seul le discours des armes peut faire basculer leur sort, quand la diplomatie internationale échoue à le faire.”

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