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Après la tragédie, les Pays-Bas entre douleur, colère et incrédulité


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Après la tragédie, les Pays-Bas entre douleur, colère et incrédulité

Euronews : “Notre correspondant James Franey était à Eindhoven tout au long de cette journée. James, avez-vous pu mesurer l‘émotion dans cette ville ?”

James Franey : “Eh bien Paul, nous avons marché dans Eindhoven ce matin, nous avons discuté avec des habitants et pour résumer l’ambiance, disons que c‘était un mélange de douleur, de colère et d’incrédulité. Beaucoup de gens se demandaient comment cela a pu arriver à des Néerlandais. Beaucoup de victimes étaient tout juste sortis de l‘école, de l’université et avaient choisi de passer leurs vacances annuelles en Malaisie ou dans un autre pays. Il y a vraiment beaucoup de colère, pas seulement dans les rues de Eindhoven mais à travers tous les Pays-Bas. Vous avez vu les hommages impressionnants de ces derniers jours, sous forme de fleurs notamment à l’aéroport de Schiphol à Amsterdam.”

Euronews : “Vous avez pu mesurer combien cette douleur rassemble la population de toute la ville ?”

James Franey : “En fait Paul, cela est vrai pour le pays tout entier, pas seulement pour la ville. Il y a quelques moments, à 16 h précises, le pays tout entier s’est figé pour observer une minute de silence. Cela n’a pas concerné seulement les officiels mais aussi les écoles, les bureaux, même les transports publics. Les chaînes de télévision et les radios ont également observé cette minute de silence en hommage aux Néerlandais qui ont perdu la vie dans cette tragédie.”

Euronews : “Le retour des corps a focalisé l’attention du monde entier sur cette ville. Demain, naturellement, ce sera le retour au travail. Dans quelle mesure les Néerlandais pourront-ils retourner à une vie aussi normale que possible ?”

James Franey : “Pour être franc Paul, les habitants de Eindhoven tentent déjà de retrouver le cours normal de la vie. Comme je l’ai dit, il y a eu des offices religieux, des cérémonies dans les écoles et sur les lieux de travail et cela à travers tout le pays. C’est de cette manière que les Néerlandais essaient de faire face à cette terrible tragédie.”

Euronews: “James, merci beaucoup.”

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