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Coup d'envoi de Galileo, le système de navigation européen


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Coup d'envoi de Galileo, le système de navigation européen

Deux nouveaux satellites de Galileo, le système de navigation européen, ont rejoint l’espace ce vendredi.

Le tir initial de la fusée Soyouz avait été reporté de 24 heures en raison de mauvaises conditions météo à Kourou, en Guyane.

Ces deux satellites vont rejoindre quatre de leurs homologues, déjà en orbite à plus de 23 000 km d’altitude.

Leur lancement marque le début de la phase de déploiement de Galileo, censé concurrencer le GPS américain.

A terme – c’est-à-dire à l’horizon 2018 – 30 satellites composeront la constellation Galileo. Six à huit engins seront, en effet, lancés chaque année par Soyouz et Ariane 5.

Ce système de navigation – entièrement civil – devrait être plus précis que le Global Positioning System, le programme militaire des États-Unis.

Jean-Yves Le Gall, le président du Centre national des études spatiales (CNES) et coordinateur interministériel pour la France de ce programme aime à dire qu‘« avec le GPS, on peut localiser un train, avec Galileo on sait sur quel quai il se trouve ».

Mais il faudra encore attendre pour s’en servir en voiture, dans les cockpits des avions ou dans les trains. Les premiers services – pour certains payants – ne seront disponibles qu‘à la fin 2015 lorsqu’une dizaine de satellites auront été mis en orbite.

Le programme lancé, en 1999, a fait les frais de nombreux atermoiements politiques et enregistre six ans de retard. Mais il entend asseoir l’indépendance de l’Europe vis à vis des Etats-Unis, dans l’espace.

Coût de la souveraineté, jusqu’ici, pour les 28 : 5,5 milliards d’euros, financés à 100 % par la Commission européenne.

Pour faire passer l’addition, le commissaire européen à l’industrie a promis 90 milliards d’euros de retombées économiques sur les vingt prochaines années.

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