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Israéliens et Palestiniens entre lassitude et prudence

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Israéliens et Palestiniens entre lassitude et prudence

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Après cinquante jours de conflit, et au lendemain de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu permanent entre les groupes radicaux et Israël, les quelques 475 000 Palestiniens de Gaza déplacés continuent à rentrer chez eux. Cela ne signifie pas pour autant la fin du calvaire. Bon nombre d’entre eux ont perdu leur logement, détruit ou endommagé par les bombardements.

C’est le cas de ce commerçant, usé par toutes ces guerres : “personne n’aime la guerre. Il devrait y avoir la paix pour tout le monde. Il faut qu’ils trouvent une véritable solution. Nous ne voulons pas subir une guerre tous les ans ou tous les deux ou quatre ans. Comme vous pouvez le voir, après qu’on a reconstruit, la guerre est arrivée. Deux ans après, tout est détruit à nouveau.”

Outre le cessez-le-feu, le point de passage de Rafah a rouvert, et pour la première fois depuis 2007, un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) a pu l’emprunter pour entrer dans l’enclave palestinienne. Grâce à son chargement, 150 000 Palestiniens vont pouvoir manger pendant cinq jours. Un début.

Côté Israélien, le cessez-le-feu suscite beaucoup de scepticisme, à tout le moins de prudence, avec cette idée que seul le temps permettra de dire si cet accord est une bonne chose : “si le cessez-le-feu tient, que c’est calme, que le Hamas ne parvient pas à se réarmer et que quelque chose est mis en place pour les désarmer complètement, alors c’est une bonne chose. Tout le monde est fatigué et a besoin de repos et de reprendre une vie normale”, commente une habitante de Jérusalem.

Comme après le conflit de 2012, beaucoup d’incertitudes demeurent à l’issue de cette énième guerre qui a coûté la vie à plus de 2140 Palestiniens et 70 Israéliens.