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La directrice du FMI mise en examen dans l'affaire Tapie


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La directrice du FMI mise en examen dans l'affaire Tapie

Cette quatrième audience aura duré quinze heures. Mercredi, les magistrats de la Cour de Justice de République ont tranché. Christine Lagarde, la directrice du Fond monétaire international depuis 2011, a été mise en examen pour “négligence” dans l’affaire Tapie. Après cette annonce, elle s’est dite prête à faire appel de cette décision. “J’ai demandé à mon avocat d’exercer tous les recours contre cette décision que je considère comme totalement infondée. Je retourne travailler à Washington cet après-midi”, a-t-elle annoncé aux journalistes.

2008, l’arbitrage contesté

Après plus de dix ans de combats judiciaires, Bernard Tapie, l’homme d’affaires et ancien ministre sous François Mitterrand, obtient, sous le mandat de Nicolas Sarkozy, le préjudice qu’il réclamait. En 1993, Bernard Tapie, alors propriétaire d’Adidas, revend pour 300 millions d’euros son entreprise au Crédit Lyonnais, une banque publique.
L’année suivante, le 26 décembre 1994, Robert Louis-Dreyfus rachète l’entreprise d‘équipements sportifs pour 700 millions d’euros. Bernard Tapie attaque alors l‘établissement bancaire. En 2008, l’arbitrage composé de trois juges, présumés indépendants, tranche en sa faveur. A la clé, un chèque de 400 millions d’euros, comprenant le montant du litige, le préjudice et les intérêts, payés par l’Etat.
Mais en 2013, la justice établit un lien entre Tapie et l’un des juges. Au total, cinq personnes sont mises en examen pour “escroquerie en bande organisée”. Christine Lagarde, ministre de l’Economie en 2008, ne s‘était pas opposée à l’arbitrage. Pour cette “négligence”, elle risque un an de prison et 15 000 euros d’amende.

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