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Des championnats du monde de tango aux couleurs du monde entier


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Des championnats du monde de tango aux couleurs du monde entier

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Les championnats du monde de tango à Buenos Aires avaient cette année une saveur plus multiculturelle que jamais. 648 couples y ont participé, venus de 41 pays comme la Russie, l’Italie ou encore la Corée du Sud.

Manuela Rossi et Juan Malizia Gatti, un couple à la ville comme sur scène, ont remporté la compétition dans la catégorie principale, tenant la dragée haute à vingt autres couples.

“Nous voulions mettre en valeur le rôle de l’homme et de la femme, la féminité et la sensualité d’une part, la solidité de la posture de l’homme d’autre part. C‘était très traditionnel” témoigne Manuel Rossi.

Fait marquant cette année : le grand nombre de duos de même sexe parmi les participants, comme par exemple les frères Nicolas et German Filipeli qui sont arrivés en finale de la catégorie sur scène.

A noter aussi la troisième place d’une Chinoise, Shirley Xu, première ressortissante de ce pays à parvenir à ce stade de la compétition avec son partenaire argentin Jesus Taborda.

Une performance quand on sait qu’elle n’a découvert le tango qu’il y a cinq ans, par hasard, grâce à un groupe d’Argentins en visite en Chine proposant des cours de tango.

Sachant qu’elle ne pourrait jamais danser le tango comme les Argentins, elle a fait le choix de teinter ses mouvements d’une subtile coloration chinoise.

“ La musique vient en vous, raconte Shirley Xu. Lorsque vous dansez, le corps et la musique ne forment qu’un. Votre corps peut sentir le rythme. Votre esprit est complètement libre. La musique vous émeut. Quand vous dansez le tango de salon, pas besoin de réfléchir. Vous vivez juste la musique, c’est intuitif. C’est incroyable. Je suis sûr que des gens doivent se dire `de quoi parlez-vous, je ne comprends pas’. Mais c’est ce que je ressens.”

La danseuse uruguayenne Lorena Gonzalez a remporté le prix du tango de salon avec son partenaire argentin Sebastian Acosta. Une façon de réconcilier les Argentins avec leurs voisins qui prétendent que le tango est né de l’autre côté du Rio Uruguay.

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