DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

De l'Iran à la Chine, la Mostra ouverte à tous les horizons

Vous lisez:

De l'Iran à la Chine, la Mostra ouverte à tous les horizons

Taille du texte Aa Aa

“The look of silence” de Joshua Oppenheimer est le seul documentaire en compétition à Venise cette année. Il retrace l’histoire des escadrons de la mort qui sévissaient en Indonésie dans les années 1960.

Une famille de survivants découvre que les meurtriers de leur fils habitent tout près de chez eux. Leur plus jeune fils, Adi, décide de défier les assassins.

“La famille d’Adi a dû déménager quelques milliers de kilomètres plus loin, en Indonésie. Nous les avons éloignés de ceux qui leur avaient fait subir cela” témoigne Joshua Oppenheimer.

“Je n’ai aucun regret d’avoir accepté le tournage, confie Adi dont le nom de famille a été gardé secret. Je voulais vraiment que ces confrontations aient lieu.”

En sélection officielle également, “Tales” de l’Iranienne Rakhshan Bani-Etemad. Le film consiste en une série de portraits : des étudiants de Téhéran, des chauffeurs de taxi, des retraités, des ouvriers au chômage et des drogués.

La réalisatrice suit aussi des cinéastes, des intellectuels, des fonctionnaires et des travailleurs sociaux qu’elle a rencontrés tout au long de son travail de documentariste au long de ses trente années de carrière.

Quel regard un enfant peut-il porter sur un dictateur ? C’est la question qui a intéressé Mohsen Makhmalbaf, Iranien lui aussi, qui a ouvert la compétition dans la section “Horizons” avec son film “The President”.

Le film est inspiré des printemps arabes. Le dictateur d’un pays inconnu est confronté à la colère de son peuple après un coup d’Etat.

Makhmalbaf, dont l’oeuvre est interdite en Iran, dit espérer que son film permettra d’ouvrir les yeux sur le cercle vicieux des systèmes dictatoriaux.

“Je pensais au public de jeunes adolescents de douze ans, explique le réalisateur. Tout ce que ne peut pas comprendre quelqu’un de douze ans, je l’ai enlevé du film parce que, ce que je veux, c’est changer le monde. Je ne suis pas un cinéaste vous savez, je suis un militant des droits de l’homme et le cinéma est simplement l’outil que j’ai entre les mains.”

Enfin, le réalisateur chinois Peter Ho-sun Chan est venu présenter son film dramatique “Dearest”.

“Dearest” dévoile l’itinéraire d’un couple du sud du pays, à Shenzhen, dont la vie est chamboulée lorsque leur fils de trois ans est enlevé. Ils se lancent alors dans une vaste recherche à travers la moitié du pays.

Le film a été projeté hors compétition.