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Ukraine : un dialogue qui a le mérite d'exister

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Ukraine : un dialogue qui a le mérite d'exister

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Pas d’avancée diplomatique sur la crise ukrainienne lors de la première journée de pourparlers à Minsk, au Belarus, mais au moins le fil du dialogue n’est pas coupé. Ce groupe de contact réunit l’ex-président ukrainien Leonid Koutchma, l’ambassadeur russe à Kiev, un haut responsable de l’OSCE et des représentants des rebelles séparatistes pro-russes comme Andrei Purgin.

Ce dernier explique ici que les modalités d’un cessez-le-feu et éventuel échange de prisonniers devraient être abordés lors de la prochaine réunion, vraisemblablement vendredi.

Du côté des autorités ukrainiennes, on continue de pointer du doigt la responsabilité de la Russie dans la crise. Une position soutenue par les États-Unis, comme le confirment les propos du sénateur américain Robert Menendez, en visite à Kiev : “si la Russie veut parvenir à résoudre ce problème, elle devrait arrêter de dire qu’il faut parler avec les leaders de Donetsk et Lougansk et parler elle-même directement avec le gouvernement ukrainien, dit-il. La Russie a directement influencé la situation depuis le départ : ce sont ses troupes qui ont envahi, son armement qui a tué des soldats ukrainiens, ses efforts qui ont créé l’invasion en cours.”

Fort de leurs dernières avancées militaires, les rebelles ont affiché ce lundi un certain degré de confiance sur le plan diplomatique. Ils se sont notamment dits prêts à renoncer à l’indépendance si Kiev confère à leur région un statut spécial permettant de rejoindre l’union douanière chapeautée par la Russie. Une proposition à ce jour inacceptable pour l’Ukraine.