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France : Trierweiler décrit dans son livre un Hollande "déshumanisé"


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France : Trierweiler décrit dans son livre un Hollande "déshumanisé"

Ouh là là ! Un morceau de ciel est encore tombé sur la tête du président français, François Hollande. Après le choc des photos sur sa liaison présumée avec l’actrice Julie Gayet, il reçoit de plein fouet “le poids des mots” de Valérie Trierweiler, son ancienne compagne qui a repris son travail à plein temps à l’hebdomadaire Paris Match. Une autre journaliste, Brigitte Boucher, de la chaîne de télévision parlementaire LCP, a vendu la mèche mardi. Elle a révélé que Valérie Trierweiler allait publier un livre intitulé “Merci pour ce moment” ce jeudi 4 septembre, un récit de son expérience comme première dame de France pendant environ huit mois à l’Elysée. Selon Brigitte Boucher, “François Hollande n’y est pas épargné” mais il ne s’agit pas pour autant d’un règlement de comptes. En tout cas, la préparation de l’ouvrage a été entourée d’un tel secret que son effet est encore plus dévastateur.

Après quelque hésitation mardi, Laurent Beccaria, fondateur de la maison d‘édition parisienne Les Arènes, a confirmé que le livre-témoignage sera bien dans les librairies françaises jeudi. Valérie Trierweiler, journaliste spécialisée dans le domaine politique, également critique littéraire, connaît bien, naturellement, les milieux politiques et médiatiques. Et pourtant, ils lui ont joué certains mauvais tours. Lors du premier voyage officiel du président Hollande aux Etats-Unis en 2012, la presse américaine l’a surnommée “First girlfriend” (première petite amie) parce que le couple n‘était pas marié. Le 12 juin 2012, son tweet “vengeur”, envoyé au candidat socialiste dissident Olivier Falorni, pour le soutenir face à Ségolène Royal au second tour des élections législatives à La Rochelle, a provoqué une tempête digne de la côte de l’Atlantique. Le fils du chef de l’Etat lui-même, Thomas Hollande, avait alors expliqué que ce tweet désastreux avait réduit à néant l’image de président “normal”, que son père avait méticuleusement mise en place.

Mais cela n‘était qu’une secousse en comparaison du séisme qui a eu lieu le 10 janvier dernier. Le magazine Closer a brisé le tabou en révélant une relation présumée entre le président français et Julie Gayet. Valérie Trierweiler semble être tombée de très haut, au point d‘être hospitalisée à Paris pendant huit jours. La rupture avec François Hollande a finalement été officialisée le 25 janvier. L’ex-première dame a ainsi bien des choses à raconter et son ancien compagnon n’est effectivement pas “épargné”. Elle le décrit comme un homme froid et cynique, “déshumanisé” par le pouvoir. “Il est froid, ne sourit pas. Je suis son faire-valoir, mais je ne dois rien valoir”, écrit notamment Valérie Trierweiler. Dès aujourd’hui, Paris Match publie quatre extraits de l’ouvrage de sa collaboratrice.

L’ancienne compagne du président français raconte, par exemple, comment elle s’est effondrée quand l’affaire Gayet a fait la une de la presse, y compris à l‘étranger :
“Je craque, je ne peux pas entendre ça, je me précipite dans la salle de bains. Je saisis le petit sac en plastique qui contient des somnifères (…) François m’a suivi. Il tente de m’arracher le sac. Je cours dans la chambre. Il attrape le sac qui se déchire. Des pilules s‘éparpillent sur le lit et le sol. Je parviens à en récupérer. J’avale ce que je peux. Je veux dormir. Je ne veux pas vivre les heures qui vont arriver. Je sens la bourrasque qui va s’abattre sur moi et je n’ai pas la force d’y résister. Je veux fuir. Je perds connaissance”.

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