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Hongrie : le Klezmer bat le rythme du Festival juif d'été de Budapest

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Hongrie : le Klezmer bat le rythme du Festival juif d'été de Budapest

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La 17è édition du Festival de la culture juive de Budapest célébrait cette année le 70è anniversaire de la fin de l’Holocauste.

L’exposition prières après Auschwitz se tient dans la synagogue de la rue Rumbach, un magnifique édifice du 19è siècle construit par Otto Wagner, l’un des plus célèbres architectes de la Sécession Viennoise, un courant de l’art nouveau.
En 1941, les juifs réunis en ce lieu ont été déportés vers l’Ukraine où ils ont été tués.
Cette exposition, qui parle beaucoup de respect, leur rend aussi hommage.

Adam Galambos, théologien et responsable de l’exposition :
“On a demandé à des rabbins, des évêques, à différents théologiens d‘écrire une courte prière avec pour titre, après Auschwitz. Nous avons donné ces prières à des artistes contemporains pour qu’ils travaillent dessus. Les œuvres artistiques qui en découlent montrent la collaboration qui peut exister entre les religions et les nations.”
Le centre du Festival juif d‘été tourne autour de l’une des plus belles synagogues de Budapest, dans la célèbre rue Donahy, au cœur du vieux quartier juif.
Autrefois, dans cette riche rue marchande, les habitants de Budapest, toutes religions confondues, vivaient en harmonie. Tout a changé après la 2è Guerre mondiale.
En 2000, le district est entré en réhabilitation. Les vieux pubs et les vieux restaurants ont laissé la place à de nouvelles enseignes. De nombreux bâtiments ont été rénovés. Des bars se sont installés dans certains abandonnés. Ce sont les célèbres ruin-pubs.

Le Budapest Klezmer Band a fait l’ouverture du festival.

Ferenc Javori, musicien :
Habituellement 3.000, 4.000 personnes viennent au concert. Juifs et non-juifs mettent la kippa sur leur tête pour assister à ce trésor culturel. Les spectateurs rentrent chez eux plus riches.”

Concerts, expositions, pièces de théâtre, le programme du Festival juif d‘été est très varié. Mais quand on veut se plonger de manière plus profonde dans la culture d’une nation, il ne faut jamais laisser la gastronomie de côté.

Rachel Raj, pâtissière :
“Le Flodni est gâteau traditionnel juif-hongrois, parfait pour les fêtes et les vacances. Le plus important, et c’est quelque chose que je ne cesserai jamais de répéter, c’est que dans le Flodni, on retrouve l‘âme des mamans yiddish. Ce qui veut dire que seules les meilleures choses le composent. Si vous regardez les différentes couches, il y a des graines de pavot, de la pomme, des noix et de la confiture de prunes”.

Le Festival attire chaque année de très nombreux touristes, une audience très internationale.

“Je suis très contente que le Festival juif d‘été existe encore, une partie de ma famille est juive, et je suis donc contente de prendre part à cette culture qui est liée à ma famille”, explique cette jeune Américaine.

“Cela fait des années que je prévoyais de venir. Et mon mari m’a fait la surprise de m’acheter des billets pour ma fête”, dit cette Hongroise.

L’académie de musique de chœur de chambre de Jérusalem a donné un superbe concert sous la direction de Stanley Sperber

Stanley Sperber, conducteur de l’Académie de musique de chœur de chambre de Jérusalem
“Pour nous, c’est un immense honneur d‘être ici. Nous avons beaucoup entendu parler du Festival ces dernières années. Et nous sommes là grâce au père de l’un des chanteurs George Adam a qui a pris contact avec la direction du Festival et nous permis d’obtenir cette invitation”.

Vera Vadas, directrice du Festival d‘été :
“Quand le Festival a débuté, il n‘était pas facile de le promouvoir à la radio ou par affichage. Le mot juif avait une connotation péjorative, voire désobligeante. Mais le Festival juif d‘été a permis de changer tout ça et ce mot est devenu l’adjectif qualificatif d’une merveilleuse culture.”